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Legault prépare un « catalogue de chicanes », selon Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard écoute le chef de la CAQ, François Legault, lors d'un événement organisé par l'Institut du Nouveau Monde, le 17 août 2018.
Pour Philippe Couillard, le débat sur le port de signes religieux dans la fonction publique, qu'il reproche à son adversaire François Legault de vouloir rouvrir, est clos. Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes
La Presse canadienne

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, cherche la chicane en voulant interdire le port de signes religieux dans la fonction publique, estime Philippe Couillard.

Le premier ministre a refusé de débattre de la question de la laïcité avec les journalistes en point de presse à Scott, en Beauce, lundi.

Pour lui, ce débat est clos. « Je ne reprendrai pas le débat parce qu'on va retomber encore dans un débat qui est presque surréel, a-t-il affirmé. On parle encore de choses qui, en pratique, concrètement, n'existent pas toujours. »

Le gouvernement libéral a adopté le projet de loi 62 en octobre 2017, a-t-il rappelé. Cette loi prévoit que tous les services publics au Québec doivent être donnés et reçus à visage découvert. La loi permet toutefois des accommodements raisonnables, accordés à la pièce.

« On a rempli notre engagement là-dessus à la lettre », a poursuivi le premier ministre, en rejetant la thèse selon laquelle l'interdiction des signes religieux serait une priorité pour les Québécois. « Ma priorité à moi, c'est l'économie, l'éducation, la santé et encore une fois, l'amélioration de la qualité de vie des Québécois. Je vais me concentrer là-dessus. »

La laïcité en campagne électorale

La CAQ s'est engagée, lundi, à interdire le port de symboles religieux chez les personnes en position d'autorité, dont les policiers, les juges et les enseignants, dès la première année de son premier mandat.

« Il a l'air de nous dresser un bon catalogue de chicanes actuellement, dans ce dossier-là, avec les régions, avec les Premières Nations, avec les médecins spécialistes, avec le fédéral, avec les immigrants. La liste est longue, ça va être tout un champ de bataille », a réagi M. Couillard.

À ses yeux, un premier ministre a le devoir d'unir les Québécois.

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