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Kayakhop : la loi du moindre effort au service des kayakistes

Un kayak sur le toit d'un véhicule récréatif

Le Kayakhop permet de hisser l'embarcation sur le toit d'un véhicule sans effort.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un professeur à la retraite de Saguenay a inventé un élévateur à kayak qui permet de hisser une embarcation sur le toit de n'importe quel véhicule sans fournir le moindre effort.

Un texte de Jean-François Coulombe

Gilles Couturier est un mordu de kayak et de camping, mais à 74 ans, ce retraité de l'enseignement n'a plus la force et l'énergie nécessaires pour hisser son embarcation sur le toit de son véhicule récréatif.

Puisque la nécessité est la mère de l'invention, cet ancien professeur en mécanique a ressorti sa planche à dessin. Après des années d'effort, le Kayakhop a vu le jour.

Moi, j'ai fait les croquis, les dessins. Après ça, je l'ai fait fabriquer par des ingénieurs.

Gilles Couturier, inventeur

Entièrement fabriquée en aluminium et propulsée par un petit moteur électrique, son invention permet de lever ou de déposer n'importe quel kayak, sans fournir le moindre effort, le tout à l'aide d'une télécommande. D'abord conçu pour ses propres besoins, le fruit de son travail suscite aujourd'hui la convoitise.

On est allés en Louisiane, on est allés aussi en Basse-Californie. Ça n'a pas bougé. Ça, c'est un vrai bon test. Après ça, quand j'ai vu que ça fonctionnait, il y a quelqu'un qui a dit : "Moi, j'en veux un, moi, j'en veux un, moi, j'en veux un", explique le Saguenéen.

De la conception à la réalisation du Kayakhop, Gilles Couturier a investi huit années de sa vie et plusieurs dizaines de milliers de dollars. Rio Tinto, Développement économique Canada, le Centre québécois de recherche et de développement de l'aluminium et le Centre local de développement ont aussi embarqué financièrement dans l'aventure.

Son invention n'est pas brevetée, mais Gilles Couturier possède les droits d'auteur sur ses dessins ainsi que sur le nom et le logo de sa compagnie, qu'il se dit prêt à céder moyennant 200 000 $.

Je suis prêt à la commercialisation. Trouver le financement, ça ne serait pas un gros problème, mais est-ce que que l'âge va suivre? Je ne le sais pas, fait que là, pour le moment, je veux le vendre. Je veux vendre tout l'ensemble, je veux vendre la compagnie même parce que je veux profiter de la vie aussi, illustre-t-il.

Gilles Couturier avec une pièce dans les mainsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gilles Couturier assemble le Kayakhop chez lui, à Laterrière.

Photo : Radio-Canada

En attendant un investisseur, il continue d'assembler les 69 pièces de son appareil dans son atelier adjacent à sa résidence de Laterrière. Les pièces d'aluminium sont fabriquées au Saguenay et à Québec, le moteur vient des États-Unis et la télécommande est faite en Chine. Il lui en coûte 1200 $ pour monter un Kayakhop, qu'il revend 1995 $. Ce prix est nettement insuffisant pour rembourser son investissement de départ.

C'est sûr que c'est pas donné, mais c'est un produit de niche. Moi, aujourd'hui, si je n’ai pas ça, je ne peux plus en faire, de kayak, de conclure l'heureux retraité.

Saguenay–Lac-St-Jean

Canoë-kayak