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Projet pilote : 5 semaines additionnelles de prestations à des travailleurs saisonniers

Des travailleuses et travailleurs d'usine travaillent à la chaîne afin d’apprêter le crabe.
Des travailleuses et travailleurs des industries saisonnières, dont celle des pêches, bénéficieront de cinq semaines supplémentaires d'assurance-emploi lors d'un projet pilote du fédéral (archives). Photo: Radio-Canada / Nicolas Steinbach
Radio-Canada

Des travailleurs des industries saisonnières pourront bénéficier de cinq semaines de prestations supplémentaires et d'autres nouvelles mesures annoncées lundi par le gouvernement fédéral.

Ottawa entend mettre en œuvre un projet pilote visant à offrir jusqu’à cinq semaines supplémentaires de prestations d’assurance-emploi aux travailleurs des industries saisonnières admissibles et qui commencent à toucher des prestations entre le 5 août 2018 et le 30 mai 2020 dans 13 régions ciblées.

Le fédéral veut aussi offrir sur deux ans, avec les provinces et les territoires, des subventions salariales et des programmes de formation professionnelle et d’aide à l’emploi destinés aux travailleurs des industries saisonnières.

Le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean‑Yves Duclos, a annoncé ces changements au régime d’assurance-emploi lundi matin à Escuminac, au Nouveau-Brunswick.

Les quatre dignitaires en rang sur un quai devant la merSerge Cormier, député d'Acadie-Bathurst, Pat Finnigan, député de Miramichi-Grand Lake, Jean-Yves Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, et René Arseneault, député de Madawaska-Restigouche, ont annoncé le nouveau soutien du fédéral aux travailleurs saisonniers, lundi matin, à l'usine Raymond O'Neill & Sons Fisheries, à Escuminac, au Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada / Margaud Castadère-Aycoberry

Le gouvernement estime qu’environ 51 500 travailleurs des industries saisonnières auront accès aux cinq semaines de prestations supplémentaires, dont près de 7000 au Nouveau-Brunswick.

Les régions économiques de l’assurance-emploi ciblées pour les cinq semaines de prestations supplémentaires sont les suivantes :

  • Restigouche–Albert
  • Madawaska–Charlotte
  • Est de la Nouvelle-Écosse
  • Ouest de la Nouvelle-Écosse
  • Charlottetown
  • Île-du-Prince-Édouard (sauf la capitale)
  • Terre-Neuve-et-Labrador (sauf la capitale)
  • Bas-Saint-Laurent–Côte-Nord
  • Centre du Québec
  • Chicoutimi-Jonquière
  • Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
  • Nord-Ouest du Québec
  • Yukon (sauf la capitale)

Le coût total des changements annoncés est estimé à quelque 230 millions de dollars, soit la somme annoncée dans le budget de 2018 pour aider les travailleurs des industries saisonnières.

Une petite victoire, selon un représentant de travailleurs

La possibilité pour des saisonniers de toucher des prestations durant cinq semaines de plus réjouit, Fernand Thibodeau, porte-parole du comité d’action de l’assurance-emploi des travailleurs saisonniers dans la région économique de Restigouche-Albert, au Nouveau-Brunswick. C’est une petite victoire pour nous, dit-il.

Il s’interroge cependant sur le sort des travailleurs qui n’arrivent pas à être admissibles aux prestations d’assurance-emploi, faute d’avoir pu accumuler un nombre suffisant d’heures de travail assurables.

Qu’est-ce qu’on fait avec ces gens-là pour qu’ils soient [admissibles] d’assurance-emploi convenable? Ça, je me pose vraiment la question, affirme Fernand Thibodeau.

Fernand Thibodeau entouré de manifestantsFernand Thibodeau, du comité d'action sur l'assurance-emploi, a dénoncé à plusieurs reprises ces derniers mois le peu d'heures de travail offertes aux travailleurs saisonniers dans certaines usines de transformation de produits marins de la Péninsule acadienne. Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Quant aux subventions salariales et aux programmes de formation professionnelle et d’aide à l’emploi, il espère que les travailleurs seront consultés.

J’espère que notre gouvernement provincial, quand il va recevoir l’argent [...], qu’il prenne le temps de nous écouter nous aussi, que ce n’est pas juste leur vision à eux autres avec de la formation qu’ils veulent donner. Nous, on a d’autres choses, d’autres solutions qui répondent vraiment aux besoins des travailleurs saisonniers. [...] Je pense que ce qu’on a besoin ici présentement, c’est du développement d’emploi, ajoute Fernand Thibodeau.

L’idéal, selon lui, serait des projets d’emplois communautaires qui donneraient plus d’heures de travail aux saisonniers.

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