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Deux enfants mordus par un chien à Montréal-Nord

Les deux attaques ont eu lieu à quelques minutes d'intervalle. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Deux jeunes membres d'une même famille ont été gravement blessés dimanche lorsqu'ils ont été mordus par un chien dans l'arrondissement de Montréal-Nord. Cela amène l'administration Plante à réexpliquer son projet de règlement animalier, qui doit être adopté par le conseil municipal.

Dans la matinée de dimanche, un chien temporairement hébergé par la famille a attaqué le premier enfant, une fillette de 4 ans, à l'intérieur de l'appartement, boulevard Saint-Michel.

La fillette a subi plusieurs blessures à la tête. Elle a dû être hospitalisée et a eu 16 points de suture, selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

La famille n'aurait pas contacté les policiers à ce moment, mais aurait réussi à enfermer le chien à l'intérieur de l'appartement, a rapporté le porte-parole du SPVM, Manuel Couture.

Vers 15 h, le chien est parvenu à s'échapper et a mordu un second enfant, le frère de la première victime, âgé de 7 ans. Il a été gravement blessé au bras. Des voisins sont intervenus pour contrôler l’animal, le frappant à la tête, selon ce qu’ont rapporté des témoins. Un adulte a aussi subi une blessure mineure.

Des policiers arrivés sur les lieux ont pris en charge le chien et l'auraient confié à un organisme spécialisé autorisé par la Ville de Montréal.

C’est la grand-mère de la famille qui aurait trouvé un chien à l’extérieur et l’aurait ramené à la maison, indique son fils Patrick Bernavil, oncle des deux victimes. « Elle a trouvé un chien dehors et elle l’a amené à la maison, dans le but de le retourner au propriétaire, mais ça a l’air que les propriétaires ne voulaient pas reprendre le chien, alors elle voulait l’amener à la SPCA aujourd’hui, la journée même de l’événement », a-t-il dit.

La police a ouvert une enquête pour déterminer s’il y a eu négligence criminelle de la part de la grand-mère.

La Ville mise sur la responsabilisation du propriétaire

Valérie Plante, mairesse de MontréalLe nouveau règlement animalier de la Ville renforce la responsabilité du propriétaire, rappelle la mairesse Valérie Plante. Photo : Radio-Canada

En mêlée de presse lundi matin, la mairesse Valérie Plante, s’est dite « extrêmement troublée » par ce nouveau cas de morsure. « Je pense à cette grand-maman, aux parents qui sont atterrés, qui ont des enfants qui ont été mordus par un chien. On ne souhaite pas ça à personne. »

Mme Plante estime que ce drame, qui constitue un premier véritable test pour le règlement animalier qu’a présenté son administration, renforce le besoin de mettre de l’avant la notion de responsabilisation des propriétaires.

« Il faut absolument que tous ceux qui ont des animaux réalisent à quel point ils ont une responsabilité par rapport à la population en général, que ce soit leurs enfants, que ce soit les voisins », a-t-elle dit.

Mme Plante rappelle qu’en vertu de ce nouveau règlement, n’importe quel citoyen peut appeler le service 311 pour signaler un chien qui semble avoir un comportement dangereux ou agressif.

On peut envoyer des équipes et faire évaluer l’animal pour savoir s’il tombe dans la catégorie « à risque », et là, il y a des conditions, et s’il est dangereux, on agit.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

La responsabilité du propriétaire est rehaussée par ce nouveau code, indique également Mme Plante. « Un propriétaire est responsable de son chien en tout temps. Laisser un chien sur un poteau parce qu’on va faire des commissions, non, ça ne marche pas. […] Laisser son chien à la maison pendant des heures, non. Laisser un animal dans sa voiture à la pleine chaleur, non, ce n’est plus possible de faire ça. »

Le règlement animalier, qui remplace celui qui avait été adopté par l'administration Coderre, ne vise plus un type de chien en particulier, comme les pitbulls, mais remet la responsabilité des actes de l’animal sur le propriétaire.

« La science nous indique que les interdictions de race ne rendent pas la société plus sécuritaire, rappelle Alex Norris, président de la Commission sur la sécurité publique à la Ville. Nous avons adopté une approche basée sur la science, qui examine le comportement du chien. Pas sur la base de l’apparence, mais plutôt sur son comportement. »

L'adoption du Règlement sur l'encadrement des animaux domestique est à l'ordre du jour de la séance du conseil municipal qui commence cet après-midi. Le parti Projet Montréal détenant la majorité à l'hôtel de ville, le résultat du vote ne fait pas de doute.

Selon le nouveau règlement de la Ville de Montréal, le chien pourrait être euthanasié d’ici 48 heures.

En juin dernier, Québec a reculé sur sa volonté d'interdire les chiens de type pitbull, après avoir souligné l'absence de consensus scientifique sur leur dangerosité.

D'après les informations de Marie-Laurence Delainey et Pascal Robidas

Avec les informations de La Presse canadienne

Grand Montréal

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