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L’impasse persiste dans le dossier de l’asclépiade

Un follicule d'asclépiade à maturite

Les follicules sont à maturité et prêts à être récoltés. La récolte doit se faire avant que la « perruche » craque et que les fibres apparaissent.

Photo : Radio-Canada/Jean-Michel Leprince

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'asclépiade, cette plante communément appelée « la soie d'Amérique », est encore au coeur d'une controverse.

Dans une lettre dont Radio-Canada a obtenu copie, un des principaux acheteurs d'asclépiade dit vouloir rompre sa relation d'affaires avec la Coopérative Monark, composée de 125 producteurs.

Selon Monark Eco Fibre, la « filière est très vulnérable et en danger ».

« Malgré notre propre engagement en temps et en argent qui a été considérable depuis près de 12 mois, force est de constater que nous tournons en rond et que nous sommes dans une impasse », peut-on lire dans la lettre.

Au coeur du problème d'après l’entreprise, les cultivateurs qui n’ont fourni qu’une infime partie des récoltes attendues en 2017.

« Quand on n'a pas de matière première, on n'est pas en mesure de livrer à ce qu'on est engagé à faire. Là, c'est un problème », se plaint le président de Monark Eco Fibre, Chafic Zakaria.

Dans ce qui semble être une entente verbale, la coopérative devait fournir 100 tonnes d'asclépiade. Ils n’auraient cependant livré que deux tonnes.

Période d’essais

Difficile pour la coopérative d'évaluer sa production, surtout que l'asclépiade est encore en période d'essais.

L'an dernier, les cultivateurs testaient officiellement la première machine pour récolter la plante à échelle commerciale, mais l'expérience n'a pas été concluante.

La machinerie servant à faire une récolte commerciale de l'asclépiade a été conçue en Mauricie. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La machinerie servant à faire une récolte commerciale de l'asclépiade a été conçue en Mauricie.

Photo : Radio-Canada

« C'est comme si on nous demandait la qualité du blé de maintenant, mais récolté à la manière d’il y a 50 ans », illustre la présidente de la Coopérative Monark, Nathalie Léonard.

Mme Léonard assure que la coopérative souhaite s’organiser pour répondre aux attentes de l’industrie.

D'ici là, la compagnie Monark Éco Fibre est à la recherche de nouveaux partenaires pour éviter de fermer ses portes.

D’après le reportage de Gabrielle Proulx

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