•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Feux de forêt : des communications « déficientes » nuisent aux Autochtones

Des vaches courent dans un pré près d'un boisé sous un épais panache de fumée.
La fumée du feu de forêt près de Shovel Lake s'étend jusqu'aux environs de Fort St. James. Photo: La Presse canadienne / Darryl Dyck
Radio-Canada

Des chefs de Premières Nations de Colombie-Britannique dénoncent le morcellement des communications causé par les conflits de juridiction dans la lutte contre les feux de forêt.

Selon eux, l’information circule difficilement entre les districts régionaux, de juridiction provinciale, et leurs Nations, qui relèvent d’Ottawa.

Ordres d’évacuation au bout du fil

Miranda Louie, de la Nation Nadleh Whut’en, au centre de la province, indique que le district a appelé le chef Larry Nooski pour lui faire savoir que des ordres d’évacuation avaient été lancés.

Selon elle, il aurait dû participer à la réunion où les évacuations ont été décrétées plutôt que d’être informé par téléphone.

« On doit être assis à la table avec tous les autres, spécialement lorsqu’il est question de planification », soutient-elle.

Le district reconnaît les difficultés

Alors que les pompiers sont à pied d’oeuvre pour combattre les nombreux brasiers de la province, le président du district régional de Bulkley-Nechako, Bill Miller, reconnaît que les communications sont ardues.

« C’est difficile pour nous », dit-il, expliquant que « le système est déficient ».

« Nous devrions tous être assis à la même table, mais la seule façon dont on a réussi à faire quelque chose, c’est par ces appels téléphoniques », ajoute-t-il.

Ce n’est pas bien, pas la meilleure façon de faire les choses.

Bill Miller, président du district régional de Bulkley-Nechako

Responsabilités autochtones

Les conseils de bande sont responsables de lancer les alertes et les ordres d’évacuation pour les habitants de leurs réserves en coordination avec les autorités provinciales et celles du district, précise l’ancien ministre provincial des Relations avec les Autochtones et actuel député de Nechako Lakes, John Rustad.

Selon lui, le chef Nooski l’a appelé « en panic » lundi soir parce qu’il s’était rendu au camp culturel de la communauté où il n’a trouvé aucune mesure de sécurité malgré la présence d’un brasier à moins de trois kilomètres.
Le chef s’est alors assuré que personne ne restait sur place. Le feu y a, depuis, consumé quelques structures.

La province se défend

Les autorités provinciales ont entendu les inquiétudes des Premières Nations concernant les communications et tentent d’y répondre, indique par courriel la porte-parole du ministère des Forêts Dawn Makarowski.

Selon elle, l’évaluation des risques est faite en collaboration entre le service des incendies et les Autochtones.

« Les Premières Nations ont une grande connaissance des forêts. Nous travaillons à inclure leur sagesse et leur expérience dans notre approche et notre réponse aux feux de forêt », soutient-elle.

Le ministre provincial des Forêts, Doug Donaldson a indiqué vendredi qu’il avait déjà parlé au chef Nooski et qu’il devait le rencontrer.

« J’ai l’impression qu’ils sont bien inclus dans les communications maintenant », indique-t-il.

Derniers développements sur les feux de forêt en Colombie-Britannique

Colombie-Britannique et Yukon

Autochtones