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La Terre-Neuvienne qui affirme avoir été harcelée en Écosse se sent trahie

DeeAnn Fitzpatrick en entrevue avec BBC Scotland.

La Terre-Neuvienne DeeAnn Fitzpatrick brise le silence sur le harcèlement dont elle dit avoir été victime en Écosse.

Photo : CBC / BBC Scotland

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

DeeAnn Fitzpatrick, une femme originaire de Terre-Neuve-et-Labrador qui affirme avoir été harcelée pendant des années au ministère des Affaires maritimes en Écosse, dit se sentir « trahie » après le rejet de sa plainte.

Le tribunal de l’emploi en Écosse a en effet rejeté sa plainte pour harcèlement. Mme Fitzpatrick, 49 ans, disait avoir été victime d’abus, de harcèlement et d’intimidation dans le cadre de ses fonctions d’agente des pêcheries pour Marine Scotland dans la ville côtière de Scrabster de 2006 à 2016.

Le traitement qu’elle affirme avoir subi l’aurait amenée à envisager le suicide et à contacter un organisme qui offre l’aide médicale à mourir, soutient-elle.

Une photo en particulier, obtenue d’un informateur anonyme par la BBC en Écosse, avait attiré l’attention. On y voyait DeeAnn Fitzpatrick attachée à une chaise de bureau et bâillonnée.

DeeAnn Fitzpatrick ligotée à une chaise et bâillonnée avec du ruban adhésif brun.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette photo de DeeAnn Fitzpatrick aurait été prise au travail en Écosse. Elle affirme avoir été placée dans cette fâcheuse position par deux collègues masculins.

Photo : Photo publiée avec la permission de BBC Scotland

Mme Fitzpatrick affirme avoir été placée dans cette position par deux collègues de travail qui auraient découvert qu’elle avait dénoncé des propos sexistes envers une autre employée.

Le tribunal du travail qui a examiné la plainte de la Canadienne n’a cependant pas tenu compte de l’existence de cette photo, qui aurait été prise en 2010 et a été jugée trop ancienne pour être admissible.

Le tribunal a plutôt considéré des cartes de souhaits insultantes qui qualifient Mme Fitzpatrick de « vieille troll » et insinuent qu’elle a des organes génitaux masculins.

La Terre-Neuvienne accusait deux anciens collègues de lui avoir envoyé ces cartes entre 2015 et 2017. Ces personnes niaient le tout.

Selon la BBC en Écosse (Nouvelle fenêtre), le tribunal du travail a rejeté la plainte parce qu'il a été incapable d’établir si ces cartes avaient bel et bien été envoyées par des collègues.

Mme Fitzpatrick dit qu’elle se sent comme si on l’avait laissée tomber, mais affirme que la décision du tribunal ne la surprend pas.

DeeAnn Fitzpatrick au travail à l'extérieur vêtue d'un blouson.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Canadienne DeeAnn Fitzpatrick travaillait pour Marine Scotland, le ministère des affaires maritimes en Écosse.

Photo : CBC / BBC Scotland

DeeAnn Fitzpatrick attend maintenant les résultats, qui pourraient être connus à la fin du mois, d’une enquête déclenchée par le bureau de la première ministre écossaise à la suite de ses allégations.

La Canadienne dit être toujours agente des pêcheries, mais soutient que le ministère écossais des Affaires maritimes refuse de lui redonner son ancien emploi, qu’elle aimait. Sa carrière a été réduite en miettes, dit-elle.

Elle espère toujours retrouver son ancien emploi, et souhaite que la culture de travail y soit différente.

Du soutien de ses compatriotes

DeeAnn Fitzpatrick, qui est originaire de l'île Bell, dans la baie de la Conception, est reconnaissante envers les personnes qui l’ont contactée après la publication de la photo où elle est ligotée à une chaise.

« Je veux remercier les gens de Terre-Neuve pour l’amour et le soutien qu’ils m’ont donné. Quand ces étrangers m’écrivent sur Facebook de Terre-Neuve et d’ailleurs dans le monde, cela me rend fière de la personne que je suis », dit-elle.

Avec les informations de CBC et BBC Scotland

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