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Parcourir 1500 km en canot dans le Grand Nord

Ils se sont aventurés dans l'océan Atlantique nord.

Photo : Expédition Akor

Radio-Canada

De jeunes canotiers ont parcouru 1500 km dans le Grand Nord. Un périple de 65 jours durant lequel ils ont côtoyé des ours polaires et affronté des eaux glacées.

Les six amis âgés de 25 à 28 ans, passionnés de canot, ont participé à cette expédition qui les a menés de Schefferville, sur la Côte-Nord, jusqu'au village de Nain, à Terre-Neuve.

Ils ont parcouru 1500 kilomètres.

Ils ont parcouru 1500 kilomètres.

Photo : Expédition Akor

Selon l’instigateur de l'aventure, il s’agit d’un projet « extrêmement ambitieux ».

« Nous sommes allés à des endroits où très peu de pagayeurs contemporains se sont rendus et on a dû s'adapter à un climat arctique qui est extrêmement exigeant », souligne Guillaume Moreau.

Affronter les glaces et les ours polaires

Les aventuriers à la tête de la rivière George, au début de l'expédition. Ils ont tiré leurs canots sur la glace pendant une dizaine de jours.

Les aventuriers à la tête de la rivière George, au début de l'expédition. Ils ont tiré leurs canots sur la glace pendant une dizaine de jours.

Photo : Expédition Akor

Dès le début, les aventuriers ont dû affronter les glaces en tirant leurs canots pendant 10 jours.

« Le canot est lourd derrière toi, à chaque fois que tu fais un pas, tu passes proche de glisser, tu es toujours en train de rattraper ton équilibre. C'est difficile », raconte Charles Fortin.

Les canotiers ont traversé la péninsule du Labrador pour se rendre dans l'océan Atlantique.

Ils ont transporté leur canot sur de longues distances.

Ils parcouru 1500 kilomètres en canot dans le Grand Nord.

Photo : Expédition Akor

J'ai l'impression qu'on a ouvert une nouvelle facette du canot-camping.

Nicolas Roulx, canotier

« On a découvert que c'est possible de traîner nos canots sur la glace, sur des centaines de kilomètres, d'aller chercher des sections de rivière, beaucoup plus ambitieuses, et mêler plusieurs parcours », affirme Nicolas Roulx.

L’équipe a aussi croisé une dizaine d'ours polaires dans l'Atlantique. Pour se protéger, une personne surveillait le campement durant la nuit.

Pendant leur périple, les aventuriers ont croisé une dizaine d'ours polaires. L'équipe a installé une clôture autour de leur campement pour éviter une visite surprise.

Pendant leur périple, les aventuriers ont croisé une dizaine d'ours polaires. L'équipe a installé une clôture autour de leur campement pour éviter une visite surprise.

Photo : Expédition Akor

« Des ours polaires, c'est extrêmement furtif, c'est vraiment un prédateur, c'est habitué de chasser, ça peut s'approcher de toi et tu en as aucune idée », indique Guillaume Moreau.

Les aventuriers ont l'intention de raconter leur folle épopée dans les écoles et les clubs de plein air.

L'expédition permettra aussi de développer un projet scientifique à l'Université Laval qui portera sur les effets des changements climatiques et sur de potentiels sites archéologiques.

D’après le reportage de Camille Simard

Québec

Canoë-kayak