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Objectif zéro déchet : la mission de La nuit du pont couvert

Radio-Canada

« Aujourd'hui, c'est un événement zéro déchet », lance d'emblée l'une des bénévoles à l'entrée du site du festival La nuit du pont couvert, à Gould. Cette année, l'organisation a un objectif de taille : être zéro déchet. Une initiative qui a la cote par les temps qui courent.

Cette année, le rendez-vous culturel se démarque grâce à son site unique, mais aussi par sa mission d'écoresponsabilité.

C’est un objectif ambitieux. Dans toutes nos actions qu’on porte, on veut vraiment générer le moins de déchets possible, parce que le "zéro déchet" est un objectif pratiquement inatteignable. On tend à aller vers ça.

Jonathan Audet , directeur de La nuit du pont couvert

Même le maire de la municipalité se porte bénévole pour s'assurer de réduire l'empreinte écologique de l'événement. « Si vous produisez des déchets, il faut les rapporter », lance-t-il à des festivaliers.

Aucune programmation n’est imprimée, les verres sont réutilisés… bref, tout doit se recycler ou se composter. Les fumeurs peuvent même se procurer un cendrier portatif.

« On réussit à détourner 95 % de nos déchets potentiels du site d’enfouissement. C’est excellent pour un site de festival extérieur en région où on n’a pas les services de compostage », ajoute le directeur du festival.

Les restaurateurs doivent aussi mettre la main à la pâte pour réduire l'empreinte écologique de l'événement. Ils priorisent des aliments locaux servis dans des contenants compostables. « L’approvisionnement en produits locaux minimise les impacts environnementaux et en plus, ça encourage l’économie locale », clarifie le propriétaire du restaurant Le Cuisinier déchaîné, Yannick Côté.

Un autre allié du festival : l’organisme à but non lucratif (OBNL) Festivals et événements verts de l'Estrie, qui s'occupe de la gestion de déchets. L’organisme est de plus en plus sollicité pour différents événements.

« Il y a vraiment un engouement écoresponsable, explique Myriam Dumont-Breton, la coordonnatrice de l’OBNL. Nos chiffres ne mentent pas. Depuis l’année dernière, on a augmenté de 60 % le nombre d’équipes vertes sur le terrain. »

Il reste encore beaucoup à faire avant que les événements zéro déchet deviennent la norme. Les festivaliers sont une partie de la solution. « Apportez une gourde réutilisable, n’utilisez pas une bouteille d’eau à usage unique, on peut même amener nos propres ustensiles, à la limite », énumère Myriam Dumont-Breton.

L'organisation de La nuit du pont couvert espère que leur exemple sera une source d'inspiration pour d'autres.

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