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Journée internationale des abeilles à miel : les apiculteurs veulent mieux les protéger

Des abeilles à l'extérieur d'une ruche.

Les apiculteurs de l'Outaouais souhaitent que les abeilles à miel soient mieux protégées.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les apiculteurs d'Ottawa et de Gatineau saluent l'intention du fédéral d'interdire certaines formes d'insecticides tueurs d'abeilles. Mais ils croient que le gouvernement doit être beaucoup plus ferme dans un contexte où l'intérêt pour l'apiculture urbaine ne cesse d'augmenter dans plusieurs villes, comme Gatineau.

Produire du miel dans sa cour n'a plus rien d'exceptionnel à Gatineau. Depuis que la Ville a levé l'interdiction qui frappait l'installation de ruches urbaines, la chose est devenue courante. À ce jour, une cinquantaine de permis ont été octroyés à des citoyens pour leur permettre de pratiquer l'apiculture urbaine.

L'engouement est phénoménal, selon le président d'Apicentris, Pablo Berlanga, qui croit qu'il est sûrement relié à la mouvance de la nourriture locale et au désir des consommateurs de connaître la source de ce qu'ils mangent.

D'après lui, Gatineau semble désormais montrer la voie à suivre. La plupart des villes en Amérique du Nord où on pratique l'apiculture urbaine, il n'y a aucun encadrement, dit M. Berlanga.

Il affirme que le monde se trouve dans une situation de crise en raison des populations d'abeilles qui ne cessent de diminuer. Pour lui, seule une interdiction complète et immédiate de toutes les formes de néonicotinoïdes pourra être efficace pour protéger les abeilles à miel.

Selon M. Berlanga, il reste du travail à faire. Il y en a deux parmi les trois [types de néonicotinoïdes] qui sont interdits au Canada. Il en reste un qui va pouvoir être utilisé. Ça ne règle pas notre problème, soutient-il.

Le Canada devrait plutôt suivre l'exemple de la Commission européenne, qui a banni toutes les formes de néonicotinoïdes et non pas seulement une, dit M. Berlanga.

Pas que des productrices de miel

Les abeilles ne se définissent pas que par la production du miel, dit l'apicultrice Nadine Dagenais-Dessaint. Quand on parle de pommes, pêches, bleuets, fraises, les concombres, etc., ce sont tous des aliments qui ont besoin des insectes comme les abeilles pour transporter leur pollen, explique-t-elle.

Celle-ci gère également les ruches d'observation du Musée de l'agriculture et de l'alimentation du Canada, à Ottawa. C'est certain que c'est important de retirer [les néonicotinoïdes], ça fait que [les abeilles] ont un ennemi ou une menace en moins. Par contre, il y a encore beaucoup d'autres problèmes qu'il faut régler, laisse-t-elle tomber.

L'industrie apicole de la région souhaite continuer d'être en alerte, puisque pour elle l'idée d'un déclin des abeilles est loin d'être un mythe.

Avec les informations de Godefroy Macaire Chabi

Ottawa-Gatineau

Faune et flore