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Une étude pour mieux comprendre la population francophone à Red Lake, dans le Nord ontarien

Marielle, Kate, Michèle et Nicole de  l’Association francophone de Red Lake en Ontario

L'étude de l'Association francophone de Red Lake a également pour but de trouver des stratégies pour permettre aux élèves qui terminent l'école élémentaire de ne pas perdre l'usage de la langue française.

Photo : Michèle Alderton

Radio-Canada

L'Association francophone de Red Lake, dans le nord-ouest de l'Ontario, entamera bientôt une étude afin de dresser le portrait de sa communauté francophone. Le projet vise notamment à attirer davantage de francophones vers la région.

Selon l’agente de liaison communautaire de l’Association, Michèle Alderton, l’idée de l’étude est venue notamment du fait que Red Lake compte plusieurs travailleurs saisonniers francophones, mais que ceux-ci hésitent à s’y établir de manière permanente avec leurs familles.

Surtout les familles où les deux parents ou les enfants ne parlent pas très bien l’anglais, même si les offres d’emploi sont bonnes, elles hésitent à déménager ici parce qu’elles ont peur de ne pas pouvoir s’adapter à la vie à Red Lake.

Michèle Alderton, agente de liaison communautaire de l’Association francophone de Red Lake

L’étude aura donc pour but d’établir un inventaire des services en français auxquels ont accès les francophones de Red Lake ainsi qu'un plan d’accueil des nouveaux arrivants francophones.

Si on peut contacter les nouveaux arrivants à l’avance et leur dire : ‘‘venez, on peut vous intégrer dans la communauté avec des activités et des emplois’’, ce serait idéal, affirme Mme Alderton.

 Michèle Alderton de l’Association des francophones de Red Lake.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L’Association des francophones de Red Lake se dit prête à accueillir les futurs mineurs francophones qui viendront s’installer dans la petite communauté de 2500 personnes, indique Michèle Alderton.

Photo : Michèle Alderton

L’Association veut aussi créer davantage d’occasions de réseautage au sein de sa population francophone et particulièrement pour les élèves finissants de son école élémentaire de langue française, qui sont forcés de poursuivre leur éducation en anglais. Red Lake n’a pas d’école secondaire de langue française.

Ce qui arrive souvent, c'est que lorsque les élèvent arrivent en 7e ou 8e année, les parents les transfèrent vers les écoles anglaises pour qu'ils aient des amis en arrivant au secondaire. Malheureusement, ils perdent leur français. Ce qu'on veut, c'est trouver des moyens de garder les enfants à l'école française le plus longtemps possible et s'assurer qu'ils restent bilingues ensuite.

Michèle Alderton, agente de liaison de l'Association francophone de Red Lake

Selon les données de Statistique Canada, en 2016, les francophones représentaient 4,3 % de la population de Red Lake, mais Mme Alderton estime que près de 12 % des habitants de la localité comprennent le français.

L'étude, financée par une subvention de près de 50 000 $ de FedNor, devrait prendre fin en 2019.

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