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L’avez-vous vu? Des maisons de béton imprimées en 3D et des manteaux radiateurs

Radio-Canada

Les vêtements viennent d'entrer dans l'ère du graphène et des maisons de béton imprimées en 3D seront bientôt construites aux Pays-Bas. Voici quelques nouvelles que vous auriez pu manquer cette semaine.

Un texte d'Alain Labelle

1. Des extraits vidéo manipulés avec grand réalisme

Des images des têtes de de Barack Obama et Vladimir Poutine.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le programme informatique manipule une vidéo de sorte que son sujet reflète les mouvements de quelqu'un d'autre dans une autre vidéo. Dans ce cas, les images du président russe Vladimir Poutine sont modifiées pour correspondre à celles de l'ancien président Barack Obama.

Photo : ACM/H. KIM

À l’ère des médias sociaux et des « fausses nouvelles », on sait qu’il est de plus en plus difficile de distinguer les vraies informations des fausses.

La mise au point d’un nouveau programme informatique sophistiqué par des scientifiques allemands de l’Institut Max Planck pour l’informatique n’améliorera certainement pas la situation. Les vérificateurs de faits des salles de rédaction et les consommateurs de nouvelles devront redoubler de prudence pour établir la véracité d’une vidéo.

Contrairement à d'autres logiciels existants de truquage, celui-ci peut falsifier bien plus que les expressions faciales. L'algorithme utilisé permet de modifier les mouvements de la tête, du torse et des yeux et d’altérer des détails de l’environnement. Le résultat : des contrefaçons plus vraies que vraies.

Des images d'un homme et d'une femme.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le logiciel analyse l'apparence d'une personne dans une vidéo (input) et transfère ses expressions faciales, ses mouvements et son regard sur une autre personne (output).

Photo : ACM/H. KIM

Cette approche novatrice analyse dans un premier temps l'apparence d'une personne dans une vidéo (input) et transfère ses expressions faciales, ses mouvements et son regard sur une autre personne (output).

Le résultat est d’un réalisme si frappant qu’on peut faire dire et faire faire à la deuxième personne n’importe quoi.

Ce système aidera à produire des films doublés où les mouvements des lèvres des acteurs correspondent à la voix dans une autre langue, ou même créer des films qui mettent en vedette des acteurs morts réanimés à l’aide de vieux enregistrements. Mais il donnera aussi aux internautes le pouvoir de créer de fausses vidéos ultraréalistes de personnalités publiques.


2. Des maisons de béton imprimées en 3D

Représentation artistique des maisons en béton imprimées en 3D.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Représentation artistique des maisons en béton imprimées en 3D.

Photo : Projet Milestone

La Ville d’Eindhoven, aux Pays-Bas, a annoncé la création d’un tout premier quartier résidentiel imprimé en 3D. Les cinq premières maisons de béton seront construites dans les prochaines années. Ce projet baptisé Milestone est porté par la Ville, l’Université de Technologie d’Eindhoven et des collaborateurs privés.

La première maison, qui doit être livrée au début 2019, sera de plain-pied, mais les suivantes compteront un ou plusieurs étages. La structure en béton sera soumise aux exigences habituelles de l’industrie et répondra aux exigences des occupants en matière de confort, de qualité et de prix.

« Nous allons l'imprimer couche par couche. L'imprimante commence par le sol et imprime une couche de béton, qui monte ensuite jusqu'à l'étage. Ensuite, nous imprimons le sol, puis on recommence », explique Theo Salet, professeur en construction de l'université technique d’Eindhoven.

Plus d’une vingtaine de familles ont déposé une demande pour louer ces maisons.

Ces constructions permettront de réduire la facture environnementale grâce à l’utilisation de ciment en moins grande quantité.


3. Votre épicerie maintenant livrée en voiture autonome

Une voiture autonome de livraison.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une voiture autonome de livraison

Photo : Nuro

Il y a quelques mois, les supermarchés Kroger et le fabricant de véhicules sans chauffeur Nuro annonçaient leur volonté de lancer un nouveau système autonome de livraisons à domicile. La chose est maintenant officielle, et c’est la ville de Scottsdale, en Arizona, qui est la première à tester le projet pilote.

Les clients de l’épicerie Fry peuvent passer leurs commandes sur le portail en ligne ou l'application mobile. Au cours du processus de commande, ils doivent choisir le moment approprié pour la livraison, soit le jour même ou le lendemain, et des frais fixes de 5,95 $ seront ajoutés à la facture, peu importe la taille de la commande. Des « frais de service » de 6 $ US pour la commande en ligne sont ajoutés, ce qui revient à un total de presque16 $ CA.

Dans un premier temps, Nuro utilise une flotte existante de véhicules Toyota Prius autonomes.

Le nouveau véhicule de livraison sans chauffeur entrera en service plus tard cette année.

Reste à voir si la crème glacée restera glacée!


4. Des manteaux « radiateurs »

Un homme porte un manteau en graphène.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le manteau est réversible et ressemble de l’extérieur à un imperméable régulier.

Photo : Vollebak

Le fabricant de vêtements de plein air Vollebak a lancé le tout premier manteau fait de graphène, un matériau très léger, solide et qui est conducteur d’énergie.

Il peut ainsi entreposer la chaleur corporelle et même repousser les bactéries puisqu’elles ne peuvent coloniser ce matériau.

Le manteau est réversible et ressemble de l’extérieur à un imperméable régulier. D'un côté, il est fabriqué à partir d'un nouveau tissu fait de graphène mélangé à du polyuréthane et du nylon, tandis que l'autre est fait de nylon noir mat à haute élasticité et à haute résistance. Il permet même à la peau de respirer.

Détails du manteau de graphène.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Détails du manteau de graphène.

Photo : Vollebak

Le graphène est en quelque sorte une couche de graphite très mince, la matière utilisée pour fabriquer les mines de crayons. Lorsque le graphite est réduit à une seule couche d'atomes de carbone disposés dans une formation hexagonale, il se transforme en un supramatériau si fort et si extensible que « les fibres d'une toile d'araignée enduite de graphène pourraient attraper un avion qui tombe », affirme Vollebak.

Son prix : 915 $ CA


5. Du faux bois qui ne brûle pas

Un morceau de bois synthétique au dessus d'une flamme.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des ingénieurs chinois ont mis au point un bois synthétique, aussi solide que le vrai, mais qui ne s'enflamme pas.

Photo : Shu-Hong Yu

Des ingénieurs chinois ont mis au point un bois synthétique aussi solide que le vrai, mais qui ne s'enflamme pas.

Les imitations de bois en plastique sont très populaires chez les propriétaires de maisons qui cherchent à construire des terrasses et des clôtures qui n'ont pas besoin de sablage, de teinture et de peinture.

Toutefois, ces bois d'ingénierie ne sont généralement pas aussi résistants que le bois naturel et sont souvent plus enclins à prendre feu. Le chercheur Zhi-Long Yu et ses collègues de l’académie chinoise des sciences affirment avoir créé le bois synthétique parfait. Il est comme le vrai bois et est à l’épreuve des flammes.

Le secret de cette résistance tient à la présence de lignine, une macromolécule polymère naturelle à la structure en toile qui lie les différents composants, dont la cellulose, entre eux.

Le résultat est rigide, imperméable à l'eau et résistant à la décomposition.


5. Les animaux de laboratoire remplacés par l’intelligence artificielle

Un chercheur passe un pinceau à maquillage près des yeux d'un lapin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un chercheur passe un pinceau à maquillage près des yeux d'un lapin.

Photo : iStock

L’analyse de bases de données par un logiciel est plus fiable que l'expérimentation animale pour prédire la toxicité chimique des produits de consommation, affirment des scientifiques américains de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health.

Leur étude montre que des algorithmes avancés fonctionnant à partir de grandes bases de données chimiques peuvent prédire la toxicité d'un nouveau produit chimique mieux que les tests standard sur les animaux. Selon Thomas Hartung, l'approche informatisée pourrait remplacer de nombreux tests sur les animaux couramment utilisés. Elle pourrait également permettre d’évaluer davantage de produits que les essais sur les animaux.

Il faut savoir que seule une petite fraction des quelque 100 000 produits chimiques contenus dans les articles de consommation courante fait l'objet de tests, en raison des coûts et des défis éthiques.

La base de données toxicologiques créée par les chercheurs contient des informations sur les structures et les propriétés de 10 000 composés chimiques, basées en grande partie sur 800 000 tests toxicologiques distincts déjà réalisés.

Pour le moment, la fiabilité de la version la plus réussie de cet outil de prédiction de la toxicité dépasse déjà celle des résultats d'essais menés sur des animaux.

« Notre approche automatisée a clairement surpassé l'expérimentation animale dans une évaluation très solide utilisant des données sur des milliers de produits chimiques et d'essais différents », explique M. Hartung.

Cette percée pourrait éventuellement réduire le recours aux souris, lapins, cobayes et chiens qui subissent chaque année des millions de tests de toxicité dans les laboratoires du monde entier.


6. L’enseigne « À vendre » arrive en 2018

Une pancarte « À vendre » de Compass devant une maison.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le prototype de la pancarte « À vendre » de Compass.

Photo : Compass

Elle existe depuis plus de 50 ans, mais n’avait jamais été mise au goût du jour.

Si certains prédisaient sa disparition avec l’arrivée d’Internet, la firme immobilière Compass, aux États-Unis, a décidé de donner un coup de jeunesse à la pancarte « À vendre » et de la relier au monde numérique.

Le prototype de la nouvelle pancarte minimaliste, mi-numérique et mi-analogique, se présente sous une forme de sucette bordée d’un anneau extérieur brillant.

Les pancartes traditionnelles ne donnent que les informations de base, c’est-à-dire le nom du courtier immobilier et son numéro de téléphone. Or, grâce à cette pancarte revampée, les futurs acheteurs auront accès à un ensemble d'informations beaucoup plus riches, notamment la dimension du terrain et des pièces, et toutes autres caractéristiques de la propriété. Ils n’auront qu’à télécharger l’application de la compagnie.

Le panneau se transporte, s'installe et se démonte facilement, et s'adapte au travail chargé d'un agent. Le piquet amovible assure la stabilité et la facilité d'utilisation.

Compass vise le marché de luxe avec ses nouveaux écriteaux. L’entreprise s'attend à ce que des centaines de ses 4100 agents s’arrachent la première série de pancartes qui sera disponible en octobre. Compass affirme que plus de 90 % des agents ont déjà exprimé leur intérêt à en acheter une. Prix à l’unité : 900 $ CA.


7. Des insectes plus grands que nature

Un homme peint une guêpe sur un mur.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'artiste Odeith au travail.

Photo : Odeith

L'artiste de rue portugais fait sa marque avec ses graffitis 3D anamorphiques depuis les années 2000. Le peintre a acquis une reconnaissance internationale pour sa technique expérimentale, qui consiste à peindre des illusions d'optique sur des surfaces ou des angles différents.

Ses dernières créations sont des insectes géants qui, lorsqu’ils sont observés d’un certain angle, apparaissent en 3D.

Une mouche peinte par l'artiste odeith.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une mouche peinte par l'artiste odeith

Photo : Odeith

En magnifiant des mouches, des guêpes, des scorpions et des moustiques, l’artiste veut rappeler le rôle essentiel des insectes dans nos vies.

« J'ai toujours été fasciné par ces petites créatures à cause de leurs couleurs et de leurs formes, et je m’amuse à les peindre à grande échelle », explique le créateur.

Entomophobes s’abstenir.


À la semaine prochaine!

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