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Le touladi du lac Témiscouata dans l'œil de biologistes

Des chercheurs observent un touladi

Les biologistes du gouvernement étudient le touladi pour mieux comprendre les variations dans le nombre de poissons de cette espèce aussi appelée «truite grise».

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Radio-Canada

Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs du Québec mène une étude sur les frayères de touladis dans le lac Témiscouata. Les biologistes du gouvernement tentent de comprendre ce qui cause des variations dans le nombre de poissons de cette espèce, aussi appelée truite grise.

Un texte de Marie-Christine Rioux d’après les informations de Patrick Bergeron

Depuis le début de la semaine, deux équipes du ministère sillonnent le lac Témiscouata pour récupérer des poissons capturés dans différents filets installés pour cette étude.

Ces filets se retrouvent principalement près des frayères de touladis.

L'opération vise à estimer leur nombre, à effectuer des prélèvements et à vérifier si l'ensemencement des dernières années a porté ses fruits.

On veut s'assurer qu'il y ait eu une bonne reproduction pour avoir des recrues. On veut aussi des juvéniles qui vont former les poissons qui vont pouvoir être récoltables un petit peu plus tard.

Anne-Marie Pelletier, biologiste au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs

Les premières données permettent de voir que la situation de cette espèce est différente au lac Témiscouata par rapport à celle sur les autres plans d’eau.

Plusieurs poissons adultes demeurent dans le lac Témiscouata, alors qu’ils sont rapidement pêchés dans le lac Matapédia.

Des chercheurs sur un bateau

Des chercheurs du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs observent les comportements du touladi dans le lac Témiscouata.

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Au cours des dernières années, des puces ont également été installées sur certains spécimens. Cela a permis de découvrir des frayères qui étaient auparavant inconnues.

Ces frayères-là, on se rend compte qu'elles sont dégradées, qu'elles sont ensablées, qu'elles sont petites. C'est pour ça que nos études vont se poursuivre pour voir comment on pourrait améliorer la situation.

Anne-Marie Pelletier, biologiste au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs

Des bouées rouges ont également été installées. Sous ces dernières se trouvent différents instruments qui permettent de compiler des données, comme la force des courants ou la température de l'eau.

Un oeuf de truite grise au fond du lac Témiscouata

Un oeuf de truite grise au fond du lac Témiscouata

Photo : Radio-Canada / Courtoisie : François Hazel / Enviro-Mer

Un étudiant à la maîtrise à l’Institut national de recherche scientifique, Victor Duchesne, compilera ces données dans son mémoire.

Ça s'est déjà fait dans les Grands Lacs surtout comme le lac Érié et le lac Ontario, mais au lac Témiscouata ou dans un lac de cette envergure-là, il n'y a rien qui a été fait vraiment, précise l’étudiant.

Toutes ces données permettront de mieux protéger les touladis et d'assurer la poursuite de la pêche de cette espèce.

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