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Les productions des services de diffusion en ligne sont en plein essor en Ontario

Une image promotionnelle pour Ponysitters Club, une série Netflix tournée en Ontario.
Une image promotionnelle pour Ponysitters Club, une série Netflix tournée en Ontario Photo: Brain Power Studio
Radio-Canada

Neuf séries Netflix ont été produites en Ontario jusqu'à présent cette année, selon le commissaire du film de la province. L'an dernier, il y en avait eu trois, et c'est sans compter les séries produites par d'autres services de diffusion comme Amazon et Hulu.

Deux fillettes caressent amoureusement le museau d'un cheval tandis qu'un homme à l'accent du sud des États-Unis leur explique que l'animal travaille pour la police.

Puis, quelqu'un crie : Coupez! 

Et les caméras s'éteignent.

La ferme verdoyante où se déroule l'action n'est pas le sud des États-Unis, mais Newmarket, au nord de Toronto.

Ici a lieu le tournage de Ponysitters Club, une nouvelle série de Netflix. L'histoire se déroule dans un ranch où des enfants s'occupent d'animaux. La série a été lancée la semaine dernière et est déjà offerte dans plus de 100 pays et doublée dans 21 langues.

C'est aussi un rêve devenu réalité pour les enfants qui y participent.

C'est super cool, s'exclame Zyon Allen, 12 ans. Le garçon est originaire de Brampton et il joue l'un des rôles principaux dans Ponysitters Club.

Je regarde les épisodes dans différentes langues, juste pour voir comment c'est. Au début, on se dit : "Oh, ce n'est pas moi, mais c'est tellement cool!"

Zyon Allen, acteur
Zyon Allen porte une chemise rouge à carreaux, il a les cheveux noirs et crépus, il sourit à la caméra, derrière lui il la ferme Zyon Allen, 12 ans, est originaire de Brampton. Photo : Radio-Canada / Gary Morton

L'Ontario a le vent dans les voiles

Cette série n'est qu'un exemple parmi d'autres du bond de productions cinématographiques et télévisuelles dans la province, en partie grâce à Netflix et à d'autres services de diffusion en ligne.

Justin Cutler, le commissaire du film à la Société de développement de l'industrie des médias de l'Ontario, dit remarquer une forte augmentation du nombre de plateformes en ligne qui nous approchent.

Selon lui, l'industrie du cinéma et de la télévision crée désormais 32 000 emplois par année et ajoute au moins 1,6 milliard de dollars à l'économie.

Autre raison de cet essor marqué cette année : Netflix s'est engagé l'automne dernier à investir au moins 500 millions de dollars au cours des cinq prochaines années dans la production de contenus originaux au Canada.

Le gouvernement canadien, de son côté, s'est engagé à ne pas taxer les services du géant américain de la diffusion de contenu télévisuel en continu.

M. Cutler affirme toutefois qu'il n'y a pas seulement une augmentation de productions vers la diffusion en ligne, mais aussi pour le cinéma et la télévision traditionnels.

Justin Cutler, le commissaire du Film à la Société de développement de l'industrie des médias de l'OntarioJustin Cutler, le commissaire du Film à la Société de développement de l'industrie des médias de l'Ontario Photo : Radio-Canada / Lorenda Reddekopp

De son côté, Beth Stevenson, productrice de Ponysitters Club, travaille dans le cinéma et la télévision depuis des décennies. Elle considère que les services en ligne ont changé le jeu, avec des délais beaucoup plus rapides et des séries immédiatement disponibles sur les marchés mondiaux.

Elle ajoute que si la série qu'elle produit avait été diffusée sur les réseaux de télévision traditionnels, il aurait fallu deux ou trois ans pour qu'elle atteigne d'autres continents.

Quant aux productions ontariennes, elles vont des histoires d'amour aux séries pour enfants.

Toronto

Cinéma