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Au moins 7 prêtres pédophiles de la Pennsylvanie sont venus se faire soigner à Toronto

le drapeau des états-unis flotte dans les airs à côté de la croix de l'église cahtolique

Des milliers d’enfants auraient été agressés dans six diocèses de cet État sur une période de 70 ans.

Photo : Reuters / Carlos Barria

Radio-Canada

Au moins sept prêtres de la Pennsylvanie accusés d'agressions sexuelles sur des enfants ont été envoyés dans la région de Toronto pour y recevoir des traitements à l'Institut Southdown. Ce centre propose de l'aide psychologique pour les membres du clergé qui éprouvent des problèmes de santé mentale, de toxicomanie et d'ordre sexuel.

Plus de 300 prêtres ont agressé au moins 1000 enfants et ont été couverts par l'Église catholique de la Pennsylvanie, selon une enquête des services du procureur de l'État publiée mardi. Certaines de ces victimes seraient canadiennes.

Le rapport indique qu'après leur séjour en Ontario pour recevoir leur traitement, plusieurs prêtres ont continué d'avoir des comportements indécents une fois revenus aux États-Unis.

Le cas Connor

En 1984, peu de temps après avoir reconnu avoir agressé sexuellement un enfant de 14 ans, le révérend John Connor, de la Pennsylvanie, a été envoyé à l'Institut Southdown, qui se trouve à environ 65 km au nord de Toronto.

Après huit mois de traitement, M. Connor a pu rentrer chez lui, mais avec la mise en garde des professionnels de l'institut à ses supérieurs qu'il ne devrait plus travailler avec des adolescents.

Le révérend finira tout de même assigné par l'Église à une paroisse de Conshohocken pour travailler avec une école primaire afin d'« éduquer les jeunes ».

Statue d'un ange.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Documentaire : Derrière l’autel : la pédophilie au Vatican

Photo : Radio-Canada

Le rapport du procureur de l'État indique que dans l'affaire Connor, ce dernier n'a jamais été jugé parce que les avocats de l'Église avaient négocié un accord afin que son casier judiciaire soit effacé s'il admettait l'allégation d'agression et évitait d'être de nouveau arrêté pendant une année.

L'évaluation mentale de l'Institut Southdown précise pour sa part que John Connor « agit sexuellement avec une préférence pour les jeunes garçons à la fin de l'adolescence », notamment en raison de son problème de dépendance à l'alcool.

Après son traitement, toutefois, l'Église lui a non seulement donné des missions où il avait de nouveau des responsabilités avec des adolescents, mais elle a aussi omis d'avertir les paroissiens de l'église qu'il était un agresseur d'enfants reconnu, indique le rapport.

Toujours selon cette enquête du procureur, un homme affirmera aussi plus tard que de 1986 à 1988, alors qu'il avait entre 12 et 14 ans, il a été agressé à plusieurs reprises par John Connor.

Le cas Kelley

Dans un autre cas, le révérend Thomas C. Kelley est accusé de conduite sexuelle inappropriée avec au moins cinq victimes, âgées de 18 à 25 ans, à l'école secondaire ou au cours de séminaires. Le révérend aurait eu des relations sexuelles avec ses victimes à Odessa.

À l'automne 1995, il a également été envoyé à l'Institut Southdown pour une évaluation d'une semaine.

Il a été déterminé que M. Kelley devrait avoir un ministère restreint qui l'empêcherait d'avoir des contacts avec tout jeune paroissien, selon le rapport.

Le révérend est ensuite resté plusieurs mois à l'institut pour suivre un traitement au cours duquel il a réfléchi à sa conduite à Odessa et a décidé qu'il n'était pas prêt à cesser de servir Dieu.

Au cours des années qui ont suivi, M. Kelley a passé la majeure partie de son temps en tant que prêtre dans le diocèse de San Angelo, au Texas.

le cardinal Donald Wuerl porte une soutane noir avec le col blanc, il a les cheveux blanc, il est ridé, a des poches sous les yeux, il grimace on voit ses dents, il a les oreilles décollées et il se trouve devant une croix dorée qu'on peut distinguer en arrière fond Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le rapport du grand jury accuse le cardinal Donald Wuerl, archevêque catholique de Washington, d’avoir aidé à protéger certains prêtres coupables d’agressions sexuelles sur des enfants alors qu’il était évêque de Pittsburgh de 1988 à 2006.

Photo : Associated Press / Susan Walsh

Le cas Hoehl

Un autre révérend, John Hoehl, a été admis à Southdown à la suite d'un rapport sur des abus sexuels en 1986. Il a suivi un traitement d'environ six mois et a ensuite pu rentrer aux États-Unis.

Au cours du traitement, le directeur de Southdown a déclaré que M. Hoehl avait dit avoir eu des rapports sexuels avec plusieurs adolescents quand il était directeur d'une école secondaire catholique à Baden, en Pennsylvanie.

L'évaluation de l'institut, qui a conclu que le révérend était un pédophile, a été remise au diocèse de Pittsburgh.

John Hoehl sera nommé plus tard conseiller pédagogique auprès du secrétaire de l'éducation du diocèse. Il a également été nommé aumônier dans un hôpital, stipule le rapport.

C'est l'expiration du délai de prescription qui a finalement empêché le prêtre d'être arrêté et inculpé pour agressions sexuelles sur des mineurs.

le pape françois en soutane blanche s'exprime au micro, il y a un homme en costard noir à côté de luiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Vatican a exprimé jeudi sa « honte » et sa « douleur » après la révélation en Pennsylvanie, dans le nord-est des États-Unis, d'abus sexuels perpétrés sur plus de 1000 enfants par des centaines de prêtres pendant des décennies.

Photo : Associated Press / Luca Zennaro

Ces trois cas ne sont pas les seuls documentés dans le rapport du procureur.

Ce dernier révèle également des détails sur des cas d'abus qui auraient eu lieu au Canada.

Un prêtre aurait ainsi agressé sexuellement deux garçons dans une chambre d'hôtel à Toronto, alors qu'ils faisaient une retraite spirituelle.

Un autre aurait voyagé avec un garçon au Canada, aurait dormi dans le même lit que lui et lui aurait servi de l'alcool.

Le rapport mentionne aussi l'enquête policière menée en 1988 sur le révérend Robert G. Wolk, qui aurait agressé sexuellement des garçons.

Au cours de l'enquête, il a été allégué que des prêtres anonymes auraient participé à des rituels sadomasochistes sur plusieurs jeunes garçons dans les comtés de Washington et de Somerset, ainsi qu'en Floride et au Canada, selon le rapport.

Le document fait également référence à un article du Pittsburgh Press citant un procureur ayant déclaré que les agents enquêtaient sur plus de 200 actes qu'aurait commis M. Wolk sur des jeunes au Canada, en Virginie, en Floride et en Ohio.

Avec les informations de Associated Press, et CBC

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