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La « symphonie des arbres bleus » pour contrer les projets de pipeline

Un homme aux cheveux blancs et portant un T-shirt noir peint un arbre avec de la peinture bleue.

Un ami de Leta Van Graevenitz l'aide à peindre les arbres.

Photo : Radio-Canada / Chanss Lagaden

Radio-Canada

Au sud de Saskatoon, une femme peint les arbres de son terrain dans l'espoir que les droits d'auteur qui protègent les œuvres créatives empêchent la construction d'un pipeline.

Leta Van Graevenitz mélange du lait, du citron, de la poudre bleue colorante et d’autres ingrédients dans un seau.

« J’essaie de ne pas en éclabousser. Il faut que ce soit le plus épais possible pour que ça adhère mieux à l’arbre », explique-t-elle.

Leta Van Graevenitz sur son terrain.

La propriéataire Leta Van Graevenitz verse le mélange de lait et de jus de citron dans un seau.

Photo : Radio-Canada / Chanss Lagaden

Elle distribue son mélange à un grand nombre d'enfants et de voisins. Chacun choisit un arbre et peint une spirale bleue sur son tronc.

« Nous devons hurler, crier et insister. »

Cette démarche vise à arrêter la construction d’un pipeline de gaz naturel sur la propriété de Leta Van Graevenitz.

Un membre de sa famille lui a envoyé un lien au sujet d'une « fête de peinture d’arbres » aux États-Unis. Elle a contacté l’artiste, Aviva Rahmani, qui a inventé le concept de la « symphonie des arbres bleus » pour préserver les écosystèmes.

Depuis 2015, cette artiste écologique colore les arbres situés sur les trajets prévus d’expansion de pipelines et les protège à travers le droit d’auteur.

Leta Van Graevenitz espère que ce projet, à présent international, portera ses fruits. Il est de son « devoir » de sauver les arbres et de freiner les pipelines, pour les générations qui l’ont précédée et celles qui suivront, selon elle.

Leta Van Graevenitz devant un arbre bleu.

Leta Van Graevenitz espère que les arbres peints sur son terrain aideront à sa cause.

Photo : Radio-Canada / Chanss Lagaden

Elle espère qu’un avocat s’intéressera à sa situation et mettra à l’épreuve les lois saskatchewanaises.

« Si on veut quelque chose, on doit hurler, crier et insister pour l’obtenir, sinon ça n’arrive jamais », dit-elle.

La résidente de la région sud de Saskatoon raconte que peindre les racines, l’écorce et les feuilles « symbolise la continuité entre les écosystèmes de la terre et du ciel. Tout est lié ».

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