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Un neurologue de Gatineau poursuit un traitement expérimental contre le cancer du cerveau

Un médecin assis sur un chaise qui écoute son patient assis sur la table d'examen.

Le Dr François Jacques met à l'essai un traitement expérimental contre le cancer du cerveau.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un traitement expérimental contre le glioblastome, une forme de cancer du cerveau très agressive, suscite beaucoup d'espoir chez certains patients.

L'équipe du neurologue François Jacques, qui dirige la Clinique Neuro-Outaouais, poursuit actuellement un projet de recherche qui utilise l'immunothérapie sur 16 patients, dont Paul Dewar, l'ancien député d'Ottawa-Centre.

Ils viennent de Montréal, Calgary, London ou Toronto pour bénéficier du traitement expérimental que le Dr Jacques teste sur des patients depuis maintenant près d'un an.

Le fait que [le cancer] soit très agressif, qu’il soit dans le cerveau, ça limite l’accès et il immunosupprime la personne. C’est très difficile d’avoir un impact sur la tumeur, explique le neurologue.

C'est que dans ce type de cancer, certaines cellules cancéreuses ont appris à déjouer le système immunitaire, qui ne les reconnaît plus comme une menace.

Le traitement standard contre le glioblastome consiste à opérer le patient, qui doit par la suite suivre des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie. Le pronostic de survie est d’environ 15 mois.

La méthode utilisée par le Dr Jacques consiste à ajouter l’immunothérapie au processus de traitement, afin de stimuler le système immunitaire fragilisé pour qu’il attaque et détruise les cellules cancéreuses.

Le glioblastome est un type de tumeur cérébrale très agressif. On en a a beaucoup entendu parler dans les médias ces derniers temps suite au décès de Gord Downie et suite au diagnostic du politicien Paul Dewar. D'entendre qu'il y a des études cliniques qui ont lieu comme celle du Dr François, ça donne beaucoup d'espoir à nos patients, a réagi Ronina Ferro, porte-parole de la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales.

On espère qu’on va réveiller le système immunitaire de la personne pour qu’il puisse combattre la tumeur.

Le Dr François Jacques, neurologue

Le Dr Jacques espère que son traitement expérimental permettra non seulement de prolonger la vie des patients, mais on peut peut-être éradiquer [le cancer] si ça fonctionne.

Une lueur d’espoir

Alec Archambault a commencé à ressentir des maux de tête très intenses l’été dernier. Il a d’abord pensé qu’il s’agissait de migraines, mais le diagnostic est tombé : il souffrait d’un cancer du cerveau.

Une fois le choc passé, M. Archambault et sa femme ont fait des recherches sur Internet et ont découvert le traitement expérimental de la Clinique Neuro-Outaouais.

Depuis janvier, il vient de Varennes toutes les deux semaines pour suivre ses traitements avec le Dr Jacques. Il est aujourd’hui plein d’espoir, même si le traitement en est encore à ses balbutiements.

Ça vaut son pesant d’or. Pour moi, ça donne des résultats. Les tests seront peut-être plus concluants en septembre, mais pour moi, ça va super bien, raconte-t-il.

Le Dr Jacques est lui aussi optimiste, même s’il reconnaît qu’il est impossible de tirer des conclusions définitives quant au traitement expérimental à ce stade-ci.

On a des résultats encourageants. [...] À date, on peut dire qu’il n’y a pas d’effets secondaires et il y a des patients qui ont vu la tumeur diminuer de taille, mais c’est encore trop tôt, relate-t-il.

D'entendre qu'il y a des études cliniques qui ont lieu comme celle du Dr François, ça donne beaucoup d'espoir à nos patients.

Romina Ferro, porte-parole de la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales

La Fondation canadienne des tumeurs cérébrales fonde aussi beaucoup d'espoir dans les traitements expérimentaux comme celui de Gatineau.

Le glioblastome est un type de tumeur cérébrale très agressif. On en a beaucoup entendu parler dans les médias ces derniers temps suite au décès de Gord Downie et suite au diagnostic du politicien Paul Dewar, a souligné la porte-parole de la Fondation, Romina Ferro.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Ottawa-Gatineau

Cancer