•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Église de scientologie opposée au centre d'injection supervisée à Québec

Un membre du personnel tient la porte d'entrée de l’Église de scientologie de Québec

L’Église de scientologie de Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Église de scientologie de Québec s'implique dans l'opposition au centre d'injection supervisée (CIS) projeté dans le quartier Saint-Roch. L'organisation a accepté de prendre part à une manifestation prévue le 27 août et d'en faire la promotion.

Un texte de David Rémillard

Connue pour sa campagne internationale « La vérité sur la drogue », l’Église de scientologie s’est immiscée discrètement dans le débat sur le CIS.

Sans s’afficher par son nom, l’Église de scientologie utilise le logo de la Fondation pour un monde sans drogue, ouvertement subventionnée par les scientologues, dans une invitation à prendre part à la manifestation partagée sur les médias sociaux.

Pas plus tard qu’en 2016, cette même campagne faisait réagir à Québec. Là encore, l’Église de scientologie élaguait son propre nom d’une brochure qui visait à sensibiliser la population aux dangers de la drogue et de l’alcool. Des citoyens y avaient vu une façon de gonfler les rangs de l’organisation en ciblant des personnes plus vulnérables.

Napoléon Woo, propriétaire du restaurant Wok N Roll, situé sur le terrain voisin du site choisi pour le CIS à l’angle des rues Sainte-Marguerite et Monseigneur-Gauvreau, est l’instigateur de la manifestation du 27 août.

Connaissant l’organisation antidrogue, il a lui-même approché l’Église de scientologie pour qu’elle s’implique dans l’organisation de ce rassemblement, a-t-il admis à Radio-Canada. « J'ai pensé à faire une marche et comme ils sont contre la drogue, je les ai invités à embarquer aussi. »

Pour M. Woo, quiconque s’oppose à la consommation de drogue est le bienvenu. « Peut-être qu'il va y avoir des musulmans, peut-être qu'il va y avoir des Chinois. Je ne ferai pas d'exclusion », a-t-il ajouté.

Une marche est prévue dans le cadre de la manifestation. Elle s'amorcera vers 14 h devant le restaurant Wok N Roll pour se terminer devant l’hôtel de ville de Québec.

Pas une banalisation

Sans commenter directement la situation de l’Église de scientologie, le CIUSSS de la Capitale-Nationale, qui porte le projet du CIS, a rappelé qu’un tel service ne visait pas à encourager la consommation de drogue, au contraire.

« Les CIS ne visent pas à banaliser la consommation de la drogue ou à en faire la promotion. (…) Là où il y a des CIS, il est plus facile de cheminer avec les personnes vers une cessation de la consommation », a affirmé l’organisateur communautaire Marc De Koninck. « Au net, l’implantation de CIS vise aussi à rappeler aux gens que la consommation, c’est dangereux, et qu’il faut arrêter. »

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale doit finaliser sa demande d’exemption de Santé Canada d’ici décembre, ce qui lui permettra d’offrir des services d’injection supervisée « le plus rapidement possible ».

Après deux assemblées publiques tenues début juillet, le CIUSSS de la Capitale-Nationale poursuivra ses rencontres avec les citoyens et les commerçants de Saint-Roch dans les prochains jours.

Des visites au conseil de quartier et à la Société de développement commerciale sont notamment prévues.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !