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Ultimatum aux médecins pour combler les manques dans des CHSLD de Montréal

Des personnes âgées dans un centre de soins de longue durée.
Le problème de manque d'effectifs dans les CHSLD de Montréal perdure depuis plusieurs mois. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le chef du Département régional de médecine générale de Montréal (DRMG) lance un ultimatum aux médecins pour qu'ils contribuent à pallier le manque d'effectifs dans des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

Dans une lettre datée du 6 août, le DRMG, qui répartit les effectifs médicaux, demande aux médecins de la région métropolitaine comptant plus de 15 ans d'expérience de mettre l'épaule à la roue.

« Je souhaite éviter que des mesures plus coercitives soient imposées. En nous mobilisant de façon collégiale, nous éviterons d'avoir à désigner des médecins comme vous ayant plus de 15 années de pratique et contraindre ceux ayant les compétences à exercer dans ces milieux via des AMP [NDLR : activités médicales particulières issues de la loi] ciblées à la hauteur de 6 heures par semaine », écrit le Dr François Loubert, chef du DRMG de Montréal.

La lettre invoque une grave pénurie d'effectifs médicaux dans six CHSLD du centre et de l'ouest de Montréal :

  • Centre d’hébergement Armand-Lavergne;
  • Centre d’hébergement Émilie-Gamelin;
  • Centre d’hébergement Jean-de-la-Lande;
  • Centre d’hébergement Louis-Riel;
  • Centre d’hébergement du Manoir-de-Verdun;
  • Centre d'hébergement Vigi Reine-Élizabeth.

La lettre invoque aussi le cas du Centre de réadaptation Villa Medica, où 25 lits ont été fermés, faute de personnel, et même l'Établissement de détention de Rivière-des-Prairies.

Le problème perdure depuis plusieurs mois. Dans un précédent reportage, le médecin-chef des centres d'hébergement Armand-Lavergne et Émilie-Gamelin évoquait le problème et sa cause. « On a maintenu une qualité de soins acceptable. Mais ça devient de plus en plus difficile, parce qu'il n'y a pas de jeunes médecins », disait le Dr Jean-Yves Guigui.

En septembre dernier, la chef adjointe à l'hébergement au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, Sophie Zhang, attribuait la situation aux exigences de prise en charge de patients en vertu de la loi 20. « Les médecins ont beaucoup de pression pour prendre des patients en cabinet, note-t-elle. Ils ont beaucoup moins de temps pour d'autres activités comme les CHSLD. »

Des ressources cet automne

Même si quelque 300 patients en CHSLD n'ont pas de médecin traitant à l'heure actuelle, la directrice du programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, Ginette Senez, souligne qu'« aucun de ces résidents n’a souffert [...] parce qu’il y a toujours eu une réponse au besoin, un médecin répondant via de la garde ou un autre médecin qui était présent dans l'installation, qui a couvert les besoins de services médicaux ».

Mme Senez ajoute que des médecins sont arrivés au cours de l'été et qu'« il y en a d’autres qui vont arriver en septembre et en octobre, de sorte que cela va beaucoup atténuer nos difficultés actuelles ».

La lettre du DRMG demande aux médecins de se manifester d'ici le 21 août, soit mardi prochain.

Avec les informations de Davide Gentile

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