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Le retour en classe force des entreprises touristiques à fermer

Image de la bâtisse de la cantine des Navigateurs à Sainte-Flavie
La cantine des Navigateurs ferme ses portes trois semaines plus tôt qu'à l'habitude. Photo: Radio-Canada

Le retour en classe des étudiants force la cantine des Navigateurs de Sainte-Flavie à fermer ses portes trois semaines plus tôt qu'à l'habitude.

Une texte de Marie-Josée Paquette-Comeau

C'est le dernier mercredi pour commander un club au homard au capitaine de la cantine des Navigateurs, reconnu pour son humour. La moitié de son équipe d'employésreprend les études cette semaine.

Une rentrée scolaire qui donne le coup de barre à l'entreprise qui a eu de la difficulté à recruter des employés cet été.

Il y en a qui l’ont, il y en a qui ne l’ont pas. C’est ça qui c’est dur à trouver, quelqu’un qui veut faire ça.

Mitchell Pelletier, copropriétaire de la cantine des Navigateurs

Depuis trois ans, la clientèle a explosé et le restaurateur peine à recruter son personnel. La cantine fonctionne à plein régime avec sept employés lors des périodes de pointe.

Une employée de la cantine des Navigateurs Les étudiants retournent aux études cette semaine, une réalité difficile pour les employeurs qui doivent poursuivre les activités. Photo : Radio-Canada

Malgré les bonnes affaires, le restaurant ferme ses portes trois semaines avant la fête du Travail, date de fermeture officielle.

En moyenne, la cantine enregistre 200 à 250 coupons de caisses par jour, soit environ 600 repas. Pour Mitchell Pelletier, fermer à ce moment-ci de l'été équivaut à une perte de revenus significative puisque les semaines de fin de saison sont les plus rentables.

Le stock est toute là, il ne reste plus qu’à s’en débarrasser. Donc c’est là que ça devient le plus payant.

Mitchell Pelletier, copropriétaire de la cantine des Navigateurs
le profil du copropriétaire de la cantine des Navigateurs, Mitchell PelletierLe copropriétaire de la cantine des Navigateurs, Mitchell Pelletier Photo : Radio-Canada

Pour l’année prochaine, le restaurateur songe à embaucher des immigrants pour cesser le casse-tête estival de la recherche de personnel.

On veut engager des Québécois, mais qu’est-ce que ça fait? L’année prochaine, on n'engagera plus d’étudiants. On va prendre des immigrants, des gens d’ailleurs, qui vont travailler pour la saison et après ils vont retourner chez eux.

Mitchell Pelletier, copropriétaire de la cantine des Navigateurs

Il croit que pour contrer la pénurie de main-d'œuvre, Québec devrait prolonger les vacances des étudiants.

Le retour en classe des étudiants donne des maux de tête à d’autres employeurs, dont ceux des Jardins de Métis.

Ce haut lieu touristique a fermé cet été son Café Jardin situé près de la Villa Estevan en raison du manque de personnel.

Les Jardins de Métis resteron ouverts jusqu’au 7 octobre comme prévu, mais les employés, déjà à bout de souffle, doivent redoubler d'ardeur pour remplacer les absents.

Le directeur général des Jardins de Métis, Alexander RefordLe directeur général des Jardins de Métis, Alexander Reford Photo : Radio-Canada

Selon le directeur des Jardins de Métis, Alexander Reford, le gouvernement provincial devrait agir dans le dossier puisqu’il a les moyens de le faire.

Le calendrier scolaire c’est une décision de l’État […] une des manières de pallier ça, c’est de prolonger la période de travail possible pour qu’ils rentrent après la période de travail.

Alexander Reford, directeur général des Jardins de Métis

Les fermetures sont loin d'être généralisées selon la directrice générale de Tourisme Gapsésie, Joëlle Ross. Elle croit cependant que les employeurs devraient explorer d'autres avenues avant de fermer, comme ajouter des heures de travail aux employés qui restent en poste ou diminuer les heures d'ouverture.

La fermeture hâtive d’entreprises touristiques en lien avec le manque de main-d'œuvre diminue les efforts de Tourisme Gaspésie d’allonger la saison touristique.

La directrice générale de Tourisme Gaspésie, Joëlle RossLa directrice générale de Tourisme Gaspésie, Joëlle Ross Photo : Radio-Canada

Selon elle, il y a une dichotomie entre la demande de l'industrie de prolonger la saison touristique et le fait de fermer boutique dès que le profit est moins au rendez-vous.

J’ai de la misère à comprendre ça, mais, nous, on va continuer de travailler pour allonger la saison

Joëlle Ross, directrice générale de Tourisme Gaspésie

D'ailleurs, le bureau d'information touristique de Mont-Joli diminuera ses heures d'ouverture pour pallier le départ de ses employés qui retournent aux études. Cependant, la boutique demeurera ouverte 7 jours sur 7 jusqu'à la fin de la saison estivale.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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