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Ottawa rencontre des familles de personnes inscrites sur la liste d'interdiction de vol

Un groupe de cinq personnes se parlant devant une porte.

Des familles de personnes inscrites par erreur sur la liste d'interdiction de vol ont rencontré des représentants du gouvernement fédéral mercredi à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Radio-Canada

La liste d'interdiction de vol continue de causer des maux de tête à certains voyageurs canadiens. Des représentants du ministère fédéral de la Sécurité publique ont donc rencontré des familles touchées par ce système qui cause des délais dans les aéroports du pays.

La rencontre avec les familles et certains jeunes a eu lieu mercredi à Toronto. Elle s’est faite dans le cadre d’une préconsultation organisée par Ottawa afin d’accélérer la mise sur pied du nouveau système, une fois que le projet de loi C-59, qui revoit une partie de la législation antiterroriste au pays, aura l’aval du Sénat.

Lors du dernier budget, le gouvernement fédéral a alloué 81 millions de dollars sur cinq ans pour créer et mettre en œuvre un nouveau système informatique avec les données de la liste d’interdiction de vol pour corriger les ratés du système actuel.

Entre-temps, la liste d'interdiction de vol, qui a été créée par Ottawa au début des années 2000 afin d'empêcher certains individus pouvant présenter certains risques de prendre l'avion dans l'un des aéroports du pays, continue de causer de maux de tête à des milliers de Canadiens.

La famille du jeune Syed Adam Ahmed avait tiré la sonnette d’alarme en janvier 2016 lorsque l’enfant, qui avait 6 ans à l’époque, avait dû subir des contrôles de sécurité supplémentaires puisque son nom se trouve sur une liste d’interdiction de vol utilisée par les compagnies aériennes.

Aujourd’hui, bien que le ministère fédéral de la Sécurité publique ait soumis un plan pour mettre fin à ces délais pour les voyageurs qui ont moins de 18 ans, le problème n’est pas réglé pour les adultes.

Mohammed Ali, qui aura 18 ans en décembre prochain, indique avoir toujours des problèmes lorsqu’il tente de prendre un avion.

Grâce à cette rencontre, il a bon espoir, tout comme d’autres familles présentes, de voir le problème se régler rapidement.

Un long processus

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, assure avoir les mains liées tant que le projet de loi C-59 n’est pas approuvé par le Sénat.

Il entend travailler le plus rapidement possible afin de régler la situation, qu'il juge problématique.

Nous voulons un système géré par le gouvernement (...) lorsqu’il y a une confusion entre le nom d’un enfant et d’une personne sur la liste de restriction de vol (...) l’enfant pourra confirmer son identité plus facilement.

Ralph Goodale, ministre fédéral de la Sécurité publique

Le ministre prône un système comme aux États-Unis, avec des identifiants qui permettent de distinguer les voyageurs à haut risque des autres passagers.

Un homme avec des lunettes et un veston.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale

Photo : Radio-Canada

J’apprécie le travail que ces familles ont fait et la ténacité dont elles ont fait preuve dans ce dossier. Nous allons nous assurer d’amener le projet à terme, conclut-il.

Depuis la création de cette liste, plusieurs personnes s'y sont retrouvées inscrites, simplement parce qu’elles portaient le même nom qu’une personne ayant des antécédents judiciaires.

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