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Montréal veut qu'Ottawa interdise les armes d'assaut et de poing

Des armes d'assaut et de poing.

La Ville de Montréal demande que le gouvernement de Justin Trudeau renforce son projet de loi C-71 sur le contrôle des armes à feu.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le conseil municipal de Montréal adoptera lundi une motion réclamant au gouvernement de Justin Trudeau l'interdiction des armes d'assaut et de poing, quelques semaines après que les élus municipaux de Toronto eurent posé un geste similaire.

« On sait que M. Trudeau est sensible à la question », a souligné la mairesse Valérie Plante, mercredi, en entrevue à Radio-Canada, faisant valoir que de 2013 à 2016, environ 30 % des crimes violents impliquaient une arme et que, de ce nombre, les deux tiers étaient des armes de poing.

Moi, ce que je veux, c’est que ma population soit en sécurité. [...] On doit limiter l’accès à ce type d’arme à la population.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

La déclaration sera présentée au conseil municipal lundi par le président de la Commission de la sécurité publique, Alex Norris.

Ce dernier souhaite que le gouvernement Trudeau renforce C-71, son projet de loi sur le contrôle des armes à feu « en interdisant la possession privée des armes d'assaut et des armes de poing », sauf pour les forces de l'ordre.

Montréal demandera également à Ottawa de resserrer les critères lors de l'achat d'armes à feu pour éviter qu'elles ne tombent entre les mains d'individus à risque.

Le premier ministre Trudeau, de passage à Val-d'Or, mercredi, s'est montré ouvert devant la requête des deux plus grandes villes du pays.

« Nous avons mis de l’avant le projet de loi C-71, qui prend des mesures concrètes pour assurer plus de sécurité par rapport aux armes à feu, plus de sécurité pour notre communauté », a-t-il rappelé.

Mais on a encore des choses à entendre et des réflexions à faire pour les prochaines étapes. Et certainement, d’entendre Toronto – et probablement Montréal aussi – ça nous aide dans notre réflexion.

Justin Trudeau, premier ministre fédéral

La déclaration montréalaise rappelle que des armes d'assaut ou de poing ont été utilisées dans plusieurs attentats commis sur son territoire, soit ceux de l'École Polytechnique en 1989, de l'Université Concordia en 1992 et du Collège Dawson en 2006. Elle fait également référence à l'attentat de la mosquée de Québec, survenu en janvier 2017.

Le conseil municipal de Toronto a adopté en juillet une résolution demandant à Ottawa de bannir la vente d'armes de poing et d'assaut sur son territoire, quelques jours après qu'un tireur eut ouvert le feu dans le quartier Danforth tuant deux personnes et en blessant 13 autres.

Avec les informations de La Presse canadienne

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