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Je me sens comme un « underdog » et j'aime ça, dit Jean-François Lisée

Trois personnes debout.
Jean-François Lisée du PQ, François Legault de la CAQ et Philippe Couillard, premier ministre et chef du PLQ Photo: The Canadian Press / Jacques Boissinot

Faisant fi des sondages qui placent son parti derrière libéraux et caquistes, le chef du Parti québécois (PQ) arbore confiance et optimisme à huit jours du début de la campagne électorale. Jean-François Lisée affirme qu'il est arrivé souvent au PQ « de surprendre en gagnant ».

« Ça fait partie de l'histoire du Parti québécois d'être sous-estimé », a déclaré Jean-François Lisée mercredi, lors de la présentation des engagements de sa formation politique pour l'est de Montréal.

Être un « underdog », c'est-à-dire partir troisième et accuser du retard dans la course, est loin de déplaire à Jean-François Lisée. Il rappelle que c'est là où il se situait au début de la course au leadership du PQ en 2016, course qu'il a remportée.

« René Lévesque était sous-estimé en 1976, le camp du oui était sous-estimé en 1995, on a eu 49,4 % et je vous le dis, 49,4 % pour moi, cette fois-ci, ce serait suffisant », a expliqué M. Lisée, qui a enchaîné en citant l'exemple de Lucien Bouchard au début de la campagne électorale en 1998 : « Tout le monde disait que Jean Charest gagnerait... »

On va répéter l'histoire du Parti québécois qui surprend.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois et député dans Rosemont

L'est de Montréal en manque d'amour

Accompagné de candidats tels que Carole Poirier et Maka Kotto – respectivement élus dans Hochelaga-Maisonneuve et Bourget depuis 2008 –, Jean-François Lisée a affirmé que « l'est de Montréal n'avait pas eu l'amour dont il avait besoin » de la part du gouvernement libéral ces 15 dernières années. Quant à la Coalition avenir Québec (CAQ), elle ne s'intéresse à l'est de la Ville que depuis quelques mois, selon le chef péquiste.

« Qui a été là pour mener toutes vos batailles? », demande-t-il aux électeurs de l'est de l'Île. « Ce sont les péquistes. »

Non seulement on veut garder tous nos comtés, on veut en gagner.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois et député dans Rosemont

La CAQ dans les platebandes du PQ

En janvier dernier, le Parti québécois s'était engagé à revenir, s'il était élu, à un tarif unique pour les services de garde subventionnés et à en améliorer l'accessibilité.

Mardi, la Coalition avenir Québec y est allée de sa propre promesse de rétablir le tarif unique en garderie. Ce faisant, dénonce Jean-François Lisée, la CAQ ne différencie pas les Centres à la petite enfance (CPE) des garderies privées; le privé demeurant « le modèle préféré de la CAQ », soutient-il.

Le chef péquiste répondait ainsi à un journaliste du Globe and Mail, qui considère que la CAQ se positionne maintenant à gauche des libéraux pour ce qui est des services de garde, domaine de réalisations majeures pour le PQ alors qu'il était au pouvoir.

Et de poursuivre le journaliste anglophone : « N'est-il pas difficile pour l'électeur moyen de s'y retrouver entre PLQ, CAQ et PQ, d'autant plus que l'option référendaire est mise en veilleuse? »

« Effectivement, il est difficile pour l'électeur moyen de suivre la CAQ », a rétorqué M. Lisée.

« On voit des gens provenant du gouvernement Harper voulant faire partie de la CAQ et quelques anciens péquistes, et leur commun dénominateur est de vouloir le pouvoir », dit-il. « Le dénominateur commun des gens du Parti québécois est de vouloir le progrès social et l'indépendance. »

Aucun de ceux qui ont voulu faire partie de nos candidats n'a dit : ''Voici mon ticket pour le pouvoir''. Non. C'est leur ticket pour travailler selon leurs convictions. Voici la grande différence entre le PQ et les deux autres partis.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois et député de Rosemont

« Pourquoi est-il là? »

Quelques minutes plus tard, M. Lisée a remis en question les intentions du candidat de la CAQ dans Saint-Jérôme, l'économiste Youri Chassin. « Pourquoi est-il là? Il a dit qu'il voulait privatiser la santé, Hydro-Québec et à peu près tout. Legault ne dit pas s'il va le faire. Alors pourquoi est-il là? »

Le chef péquiste s'en est ensuite pris à Éric Girard, candidat de la CAQ dans Groulx. « Cet homme, supposément en lice pour être ministre des Finances, est un ancien candidat de Stephen Harper. Pourquoi est-il là? »

Vis-à-vis de la CAQ, Jean-François Lisée dit qu'il se sentirait inquiet si les propositions de ce parti étaient sensées. « Mais elles ne le sont pas », affirme-t-il.

Notre dossier sur les élections provinciales 2018 au Québec
Avec les informations de La Presse canadienne

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