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  • Archives
  • La migration des travailleurs agricoles saisonniers

    Une jeune garçon, torse nu, cueille des tomates dans un champ.

    Jeune garçon travaillant sur une ferme maraîchère durant la saison des récoltes en Ontario.

    Photo : Radio-Canada / Reportage à l'émission Canada Express du 3 novembre 1967

    Radio-Canada

    Ce n'est pas d'hier que les producteurs agricoles peinent à trouver une main-d'œuvre locale pour la courte saison des récoltes. De nos jours, le dur labeur des travailleurs étrangers est indispensable dans l'économie maraîchère canadienne. Nos archives témoignent de la croissance de ce mouvement.

    Au Québec et en Ontario, la saison des récoltes des fruits et des légumes dure au plus cinq mois, de juin à octobre. La brièveté et l’intensité de cette période ainsi que les conditions difficiles du travail agricole peuvent compliquer le recrutement de main-d’œuvre.

    Canada Express, 3 novembre 1967

    L’émission Canada Express du 3 novembre 1967 se penche sur la période des récoltes dans la péninsule du Niagara. « On peut dire que cette région constitue tout à la fois le verger et le jardin de l'Ontario », illustre le journaliste James Bamber.

    Pour cette riche région agricole qui produit plus de 60 % des fruits de l’Ontario, le besoin de main-d’œuvre est énorme.

    Les fermiers font appel aux adolescents du voisinage, aux étudiants et surtout à la masse des travailleurs saisonniers qui, de juin à octobre, envahissent la région.

    Le journaliste James Bamber

    Chaque été, plus de 10 000 travailleurs saisonniers y convergent à la recherche d’une expérience nouvelle ou d’un coup d’argent. Ils arrivent surtout du Québec, des Maritimes et du Nord de l’Ontario.

    En 1967, la région a également eu recours à 200 travailleurs agricoles jamaïcains par l’entremise du bureau d’immigration.

    Ils suivent le cycle des récoltes : les fraises en juin, les cerises en juillet, les pêches et les poires à la fin juillet et, en août, on migre vers les plantations de tabac au sud-ouest de la province.

    Édition Magazine, 28 septembre 1990

    Au Québec, les travailleurs étrangers viennent du Mexique, du Guatemala et des Antilles. L’entente entre le Canada et le Mexique pour l’embauche de travailleurs saisonniers remonte à 1974.

    À l'émission Édition Magazine du 28 septembre 1990, le journaliste Claude Desbiens visite une ferme familiale québécoise qui repose sur des travailleurs agricoles mexicains. André Chenail, propriétaire des Fermes Soleil, considère cette main-d’œuvre comme nécessaire au bon fonctionnement de la culture maraîchère.

    La journée de travail débute très tôt sur cette ferme qui cultive laitues, oignons verts, carottes et radis. Une réalité difficile à concilier avec des employés occasionnels qui ne résident pas sur les lieux.

    Le voilà, le fond du problème. Les producteurs maraîchers ne peuvent pas se fier aux Québécois.

    Le journaliste Claude Desbiens

    En 1990, 750 travailleurs saisonniers mexicains ont été embauchés dans une soixantaine de fermes au Québec. Un bond important par rapport à l’année 1985, où l’on en dénombrait 30.

    Au cours des dernières années, les conditions de travail de cette main-d’œuvre grandissante ont retenu de plus en plus l’attention.

    Le Québec accueille à présent plus de 8000 travailleurs étrangers chaque année par l’intermédiaire du programme fédéral des travailleurs agricoles saisonniers qui a récemment resserré ses inspections.

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