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Carnage dans une école de Kaboul

Un homme pleure en tenant dans ses bras le corps d'une victime.
Un Afghan pleure en tenant dans ses bras le corps d'une victime de l'attentat de Kaboul. Photo: Reuters / Mohammad Ismail
Radio-Canada

Un attentat-suicide dans un centre éducatif d'un quartier essentiellement chiite de l'ouest de la capitale afghane a fait au moins 48 morts et 67 blessés, selon le ministère afghan de la Santé.

Ce chiffre est provisoire et pourrait encore augmenter, a précisé le porte-parole du ministère qui a livré ce bilan, Wahid Marjoh. Un précédent bilan du gouvernement faisait état de 25 morts et 35 blessés.

« Nous pouvons confirmer que l'attaque a été causée par un kamikaze à pied. Il s'est fait sauter à l'intérieur du centre éducatif », a pour sa part déclaré un porte-parole de la police à Kaboul, Hashmat Stanikzai.

Selon les autorités afghanes, le centre en question accueillait un groupe d'étudiants qui préparaient des examens d'entrée pour l'université. On y trouvait des hommes et des femmes.

La plupart des garçons au centre éducatif ont été tués. C'était horrible. Plusieurs étudiants ont été déchiquetés.

Sayed Ali, témoin de l'explosion

L'attaque n'a pas été revendiquée, mais un membre du conseil clérical chiite de la ville, Jawad Ghawari, montre du doigt le groupe armé État islamique.

Selon lui, le modus operandi de l'attentat évoque d'autres attaques similaires visant des mosquées, des écoles ou des centres culturels de la communauté chiite de la capitale.

Un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a rapidement nié que son organisation était responsable.

Des dizaines de personnes sont rassemblées devant les portes fermées d'un immeuble.Des Afghans se sont rapidement rassemblés devant le site qui abrite le centre éducatif où l'attentat a eu lieu. Photo : La Presse canadienne / AP/Rahmat Gul

La Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA) dit être « indignée » par cette attaque, dont « plusieurs jeunes femmes » ont été victimes, selon elle.

Il n'y a absolument aucune justification possible pour viser des civils, en tout temps, et en toutes circonstances.

MANUA

Les talibans multiplient leurs attaques

L'attaque du centre éducatif survient au moment où les autorités afghanes subissent des assauts répétés de la part des talibans.

Dans la nuit de mardi à mercredi, les islamistes ont lancé une attaque contre un poste avancé des forces afghanes dans la province de Baghlan, dans le nord du pays.

Selon des responsables provinciaux, 9 policiers et 35 soldats ont péri dans l'attaque.

Lundi, les talibans ont aussi attaqué une base militaire dans la province de Faryab, une fois encore dans le nord du pays, et se sont emparés de chars et de munitions.

Au moins 10 soldats ont été tués et une quarantaine d'autres ont été pris en otages, ont dit des responsables locaux. Les combats ont fait une trentaine de morts dans les rangs des talibans.

Un homme, torse nu, est transporté sur une civière par plusieurs hommes. La civière est ensanglantée.Un blessé est transporté sur une civière après l'attentat-suicide dans une école de l'ouest de Kaboul. Photo : La Presse canadienne / AP/Rahmat Gul

À Ghazni, dans le centre du pays, la situation semblait cependant s'être stabilisée mercredi matin, après cinq jours de combats entre les talibans et les forces gouvernementales, appuyées par les forces spéciales et l'aviation américaines.

Évacuation

Le commandement des talibans a ordonné à ses combattants de quitter cette ville stratégique, située à deux heures de route de Kaboul.

Les combats à Ghazni y ont fait des centaines de morts et de blessés et provoqué d'importants dégâts matériels.

Les autorités maintiennent que Ghazni n'est pas tombée et que seules des opérations limitées s'y poursuivent.

L'attaque de Ghazni constitue la plus grande offensive talibane depuis un cessez-le-feu inédit de trois jours observé en juin, qui avait relancé les espoirs de paix après quelque 17 ans de guerre.

Les insurgés sont sous pression depuis des mois pour accepter de commencer des négociations de paix avec le gouvernement afghan, et des analystes estiment que de telles batailles visent à les placer en position de force au moment de les entamer.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et Associated Press

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