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La SANB a toujours certaines inquiétudes après sa rencontre avec Gallant

Robert Melanson.

Robert Melanson, président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, rencontrait le premier ministre Brian Gallant à Caraquet, mercredi après-midi (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après avoir discuté pendant une heure avec le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), le premier ministre Brian Gallant s'est engagé, mercredi, à défendre personnellement les langues officielles.

Cette rencontre entre Robert Melanson, le président de l’association acadienne, et le premier ministre avait lieu en marge des activités de la fête nationale de l’Acadie.

Je vais prendre [...] des responsabilités pour faire la promotion et m’assurer que le gouvernement respecte les responsabilités de la Loi sur les langues officielles.

Brian Gallant, premier ministre du Nouveau-Brunswick

Je pense qu’au moins là-dessus il nous a entendus, a lancé Robert Melanson à la sortie de la rencontre.

La langue de travail dans le secteur privé

Le président de la SANB a répété qu’il n’allait reculer « sur aucun point », notamment en ce qui concerne la langue parlée dans les établissements de santé privés.

Mercredi matin, Robert Melanson affirmait que la privatisation en santé fait perdre du terrain à l’Acadie.

On n’a qu’à penser à l’Extra-mural. En fait, il y a 325 employés qui maintenant travaillent dans le domaine privé. Ce sont des gens qui travaillaient pour la régie Vitalité et qui travaillaient uniquement en français. Maintenant, ces gens-là vont dans des réunions où tout se déroule en anglais. Alors moi, je considère que le Nouveau-Brunswick contribue à l’assimilation des Acadiens, avait-il lancé avant la rencontre.

Son opinion n’avait pas changé après avoir sa rencontre d'une heure avec le premier ministre.

Il faut revoir la privatisation, et s’il doit y en avoir dans certains secteurs [...] que ce soit clair, net et précis : les gens qui travaillaient en français peuvent continuer de travailler en français.

Robert Melanson, président de la SANB

« Beaucoup de doléances »

Avant la rencontre, monsieur Melanson avait indiqué qu’il avait beaucoup de doléances à exprimer au premier ministre du Nouveau-Brunswick.

Il souhaitait aborder plusieurs enjeux, dont la langue de travail des fonctionnaires, la refonte à venir de la Loi sur les langues officielles et l’idée de créer un secrétariat aux langues officielles.

Il reproche aux élus une certaine indifférence par rapport à ces questions.

On dirait que c’est comme une patate chaude, évidemment. Il n’y a personne qui se lève pour défendre justement le bilinguisme au Nouveau-Brunswick et dire que ce bilinguisme est réellement un contrat social entre deux communautés. Il va falloir que les gens se réveillent et assument leurs responsabilités, en premier lieu le premier ministre lui-même.

La place grandissante du secteur privé dans le domaine des soins de longue durée serait une « perte de gouvernance » pour les communautés acadiennes, juge Robert Melanson.

On sait que les foyers de soins dans les villages sont souvent des lieux de rassemblement intergénérationnel, affirme Robert Melanson. Et maintenant que ces foyers-là sont privatisés, la communauté n’a plus rien à dire à l’intérieur de ces foyers-là.

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