•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Guerre de mots entre les pour et les contre un centre de toxicomanie

Un homme barbu avec un t-shirt noir.

Rodell Bautista plaide en faveur d'un centre de désintoxication à Winnipeg. Il aurait aimé qu'un tel service soit offert à son beau-fils, mort le mois dernier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À peine deux semaines après la mort de son beau-fils, Rodell Bautista était au centre d'un débat houleux à propos d'un centre de traitement de la toxicomanie à Winnipeg qui, selon lui, aurait pu sauver la vie de ce dernier.

Mardi, Rodell Bautista en a discuté avec passion lors d’une réunion d’information à propos du Bruce Oake Recovery Center, un nouveau centre de 50 places qui offrirait des traitements à long terme à des hommes souffrant d’une dépendance.

Un grand nombre de personnes se sont présentées au centre communautaire Sturgeon Heights pour discuter de l’arrivée du centre dans le quartier St James. Ceux qui se disaient pour le centre portaient du noir, tandis que les opposants portaient du blanc.

Rodell Bautista dit que son beau-fils, Gabriel Pereira, âgé de 20 ans, avait essayé d'obtenir de l'aide pendant des années.

« Il écrivait tous les jours qu'il avait le désir de changer et de se faire soigner. Il voulait se débarrasser de ses habitudes », raconte-t-il.

« Tous les jours, il écrivait avec un stylo sur du papier », des mots qu’il trouvera seulement après son suicide, le 29 juillet.

Ce n'était pas son choix. C'est une maladie qui doit être traitée.

Rodell Bautista

La Ville de Winnipeg a vendu le terrain de l’ancien aréna Vimy pour 1 $ à la province qui envisage de le louer 1 $ par an au nouveau centre Bruce-Oake pour une durée de 99 ans.

Le bâtiment est inutilisé, et les terrains sont évalués à 1,43 million de dollars.

Image de l'ancien aréna de Vimy l'hiverAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Anne et Scott Oake souhaitent transformer le site de l'aréna de Vimy (situé dans le quartier St. James) en un centre de traitement de la toxicomanie de 50 lits à la mémoire de leur fils.

Photo : Radio-Canada / Laura Glowacki/CBC

Un projet controversé

Le projet a été salué par des habitants et des personnes au fait des traitements de la toxicomanie. Ceux-ci prétendent que le fait de placer des installations dans des quartiers résidentiels en améliore l'accès et les résultats.

Cependant, l’arrangement de 1 $ a également été critiqué par d’autres résidents et des politiciens. Le conseiller municipal Shawn Dobson a accusé la province et la Ville d’avoir conclu un accord en cachette sans en avertir le conseil municipal ni consulter les membres de la communauté.

Des opposants au projet comme Susan Cowell disent que le terrain devrait être utilisé pour des espaces verts ou des loisirs.

« Ce qu’ils font est une bonne chose, mais je ne crois pas que cela ait sa place dans un quartier résidentiel », explique-t-elle.

Un groupe de résidents nommé Les amis de Sturgeon Creek et un groupe de résidents du quartier St James ont engagé des avocats pour enquêter sur la transaction entre la Ville et la province.

Un porte-parole du gouvernement a déclaré que la province n’avait pas encore reçu de notification légale et ne pouvait pas faire de commentaires au sujet de cette affaire.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Manitoba

Drogues et stupéfiants