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Graver dans la mémoire un cimetière d’enfants autochtones autrefois oublié

10 personnes se tienent autour d'une plaque métallique posée sur un support. Il ya un enfant, le chef Bobby, l'officier de la GRC Janine Windolph en uniforme, et le ministre des Parcs, de la Culture et des Sports, Gene Makowsky.
Des enfants de 43 communautés ont été emmenés à l'École autochtone industrielle de Regina, ouverte de 1891 à 1910. Les corps d'au moins 35 d'entre eux reposent dans ce cimetière. Photo: Radio-Canada / Leïla Jolin-Dahel

Une plaque commémorative dévoilée mardi honore la mémoire d'enfants morts à l'École autochtone industrielle de Regina. Les participants à la cérémonie saluent cette étape dans le processus de réconciliation.

Cette plaque a pour objectif de « commémorer les enfants disparus dans cette école et de reconnaître l’impact des écoles résidentielles en Saskatchewan sur les peuples et les communautés », affirme le ministre des Parcs, de la Culture et des Sports, Gene Makowsky.

Dévoiler ce monument a été un moment émouvant et puissant pour nombre d’entre nous.

Bobby Cameron, chef de la FSIN

Bien qu’il reconnaisse que « le chemin reste long sur le trajet de la guérison », Bobby Cameron, le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN), se dit heureux d’être témoin du dévoilement de la plaque, qu’il a qualifié de « moment historique de réconciliation après l’héritage dévastateur laissé par le système des écoles résidentielles ».

Il est important que cette histoire soit racontée pour que les générations futures acquièrent une meilleure compréhension de ce qui s’est passé pendant la part sombre de notre histoire.

Janine Windolph

Janine Windolph, membre de l'association commémorative de l'École autochtone industrielle de Regina, affirme n’avoir coupé ses cheveux que quatre fois dans sa vie, dont une pour honorer la mémoire de la quarantaine d’enfants enterrés dans ce cimetière.

Un cimetière oublié

Le cimetière, redécouvert en 2012 par une firme de construction après une longue période d’oubli, se trouve à l’ouest de Regina, à proximité de l’ancien établissement. Au moins 35 enfants de communautés des Premières Nations et métis venant de la Saskatchewan, de l’Alberta, du Manitoba et des États-Unis, y ont été enterrés.

L’école a été dirigée par des presbytériens de 1891 à 1910, avant de devenir une prison en 1911, puis un centre de détention pour jeunes garçons, en 1919. Le bâtiment a finalement été détruit par un incendie en 1948.

Le cimetière abandonné a été nommé site patrimonial en 2016, ce qui le protège de la démolition ou de changements importants.

Avec les informations de Leïla Jolin-Dahel

Saskatchewan

Autochtones