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La construction du 3e lien ne débutera pas avant 2026

3e lien : vives réactions à la CAQ et au PQ

Le gouvernement Couillard affirme que la construction d'un troisième lien routier entre Québec et Lévis ne commencera pas avant 2026.

Un texte de Louis Gagné

La ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, reconnaît que cet échéancier « peut sembler long », mais elle assure qu’il est plus réaliste que celui suggéré par la Coalition avenir Québec, qui croit pouvoir amorcer les travaux à l’intérieur d’un premier mandat.

« Contrairement à ce que certains vous promettent, cet échéancier est optimiste et réaliste. La gestion d'un projet majeur comme celui d'un troisième lien routier entre Québec et Lévis est colossale. Il est de notre devoir de faire les choses correctement et c'est ce que nous faisons », a insisté Mme Tremblay.

La ministre libérale a tenu ces propos dans le cadre du dévoilement des faits saillants de l’étude des besoins réalisée par le bureau de projet sur le troisième lien.

Un projet de cette envergure ne se concrétise pas du jour au lendemain.

Véronyque Tremblay, ministre déléguée aux Transports
Véronyque Tremblay a dévoilé les faits saillants de l’étude des besoins au cours d’une présentation à L’Anglicane, à Lévis. Sur la photo, elle se tient debout, sur la scène, en face d’un écran. Elle porte un pantalon et une veste rouges. La ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Cinq corridors à l’étude

Véronyque Tremblay a présenté les cinq corridors potentiels qui feront l’objet d’une analyse au cours des prochains mois.

Quatre des cinq emplacements à l’étude sont situés à l’est des ponts.

Selon la ministre, ils présentent tous « un potentiel de raccordement avec les principaux axes routiers de la région ».

Au terme de l’étude des besoins, à la fin de l’année, seuls les trois corridors les plus « prometteurs » seront retenus.

Lorsque le bureau de projet sera rendu à l’étape de présenter les solutions envisageables, ses recommandations ne porteront que sur un seul corridor.

« Manque de volonté politique »

La CAQ n’a pas tardé à réagir à l’échéancier proposé par le gouvernement Couillard. Il démontre selon elle que le projet de troisième lien n’est pas une priorité des libéraux. Le député de Lévis, François Paradis, maintient qu’il est possible de démarrer les travaux de construction d’ici quatre ans.

« Quand il y a une volonté politique de faire plus vite pour réaliser un projet essentiel, il y a moyen de faire plus vite, mais dans ce contexte-là et dans ce projet-là, il n'y a pas de volonté politique et là, on l'a exprimé. On parle d'un exercice de rigueur, aujourd'hui c'est un exercice de lenteur », a raillé M. Paradis.

La seule chose qu'on a apprise aujourd'hui, fondamentalement, c'est que le troisième lien ne passera pas par les plaines d'Abraham.

François Paradis, député de Lévis, Coalition avenir Québec
François Paradis accorde une entrevue au journaliste Olivier Lemieux de Radio-Canada sur la rue Saint-Jean, au centre-ville de Québec.Le député de Lévis, François Paradis Photo : Radio-Canada

« Irresponsable », selon le PQ

De son côté, le Parti québécois reproche aux libéraux et à la CAQ d’agir de façon précipitée dans le dossier.

La candidate du PQ dans la circonscription de Taschereau, Diane Lavallée, affirme qu’il est prématuré de promettre un troisième lien sans avoir en main « toutes les études d’impact ».

« C’est de faire des promesses à la population qu’ils ne seront peut-être même pas capables de respecter et c’est très irresponsable », a-t-elle dénoncé.

Projet « coûteux et inutile », dit QS

La formation Québec solidaire propose quant à elle de miser sur le transport en commun pour réduire les problèmes de congestion plutôt qu’un troisième lien « coûteux et inutile ».

Le candidat du parti de gauche dans Jean-Lesage, Sol Zanetti, affirme qu’il s’agit d’un projet « polluant » qui sera rapidement « désuet ».

« On se retrouve encore avec des politiciens qui promettent les mêmes vieux projets qui hypothèquent l’avenir, déplore-t-il. Comment peut-on continuer de promettre plus de routes et de voitures en plein contexte de changements climatiques? »

Lehouillier reste sur sa faim

Le maire de Québec, Régis Labeaume, et celui de Lévis, Gilles Lehouillier, ont pris connaissance des faits saillants de l’étude des besoins quelques heures seulement avant les journalistes, lors d’une réunion du comité consultatif sur le troisième lien.

Les deux élus municipaux ont dû interrompre leurs vacances pour assister à la rencontre, dont ils n’ont appris la tenue que lundi après-midi.


Gilles Lehouillier s’adresse aux journalistes avant la réunion du comité consultatif sur le troisième lien.Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

À sa sortie de la réunion, Régis Labeaume s’est contenté de souligner « la rigueur » du projet à l’étude.

Gilles Lehouillier, qui montre un plus grand enthousiasme que son homologue de Québec face au projet de troisième lien, n’a pas caché sa déception. Il s’attendait à obtenir un rapport complet sur l’étude des besoins.

« On n’avait rien de nouveau à nous dire. On nous dépose quatre à cinq corridors potentiels, mais il n’y en a aucun qui est documenté, aucun qui est alimenté […] Il n’y a rien eu, on n’a rien sur l’étude des besoins », a dénoncé le maire.

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