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Cannabis : encore beaucoup de travail pour former les policiers

Du cannabis posé sur une table près de clés de voiture.
Les policiers au pays doivent parfaire leur formation en prévision de la légalisation du cannabis le 17 octobre. Photo: iStock / 400tmax

Les policiers canadiens devront mettre les bouchées doubles pour être au fait des lois et règlements relatifs à l'utilisation du cannabis à des fins récréatives, qui sera légal au Canada à compter du 17 octobre.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a profité de la 113e conférence annuelle de l’Association canadienne des chefs de police, qui se tient ces jours-ci à Halifax, en Nouvelle-Écosse, pour dévoiler son nouvel outil de formation consacré à l’application de la Loi fédérale sur le cannabis

Mario Harel, directeur du service policier de Gatineau et président de l’Association canadienne des chefs de police, explique que les corps policiers devaient attendre l’adoption de la Loi sur le cannabis pour bénéficier de cet outil. C’est vraiment la première formation officielle qu’on met à la disposition de nos policiers au Canada, indique-t-il.

Mario Harel le 14 août 2018 à Halifax.Mario Harel, directeur du service policier de Gatineau et président de l’Association canadienne des chefs de police. Photo : Radio-Canada / Mélanie Léger

La formation interactive en ligne, d’une durée de deux heures, est consacrée à la loi fédérale.

Il va falloir avoir une bonne cadence et faire suivre la formation à nos policiers le plus rapidement possible. Il ne faut pas oublier, il y a toutes les lois provinciales et les règlements municipaux, rappelle Mario Harel.

Ottawa a laissé beaucoup de latitude aux provinces et aux municipalités dans l’élaboration de leur cadre législatif entourant la possession et la consommation de cannabis. Les différents corps policiers au pays devront donc trouver leurs propres façons de mettre leurs effectifs au fait des réglementations spécifiques aux juridictions qu’elles desservent.

Il y a beaucoup de travail à faire, reconnaît Mario Harel. C’est une des premières étapes pour nous amener à un niveau de préparation adéquat.

Cette formation n’est pas obligatoire. Ce sont les organisations à travers le Canada qui vont décider qui va recevoir cette formation en fonction des rôles et des responsabilités des policiers, indique le président de l’Association des chefs de police.

Au terme de la formation, le policier devrait être en mesure d’identifier les différentes formes de cannabis et leurs quantités légales, de déterminer les infractions criminelles et de faire la distinction entre l'usage récréatif ou médical de la substance.

On indique également que le policier sera en mesure de comprendre comment la nouvelle loi s’appliquera aux communautés autochtones vivant dans des réserves.

La GRC a de plus élaboré de nouveaux cours sur la détection de la conduite avec facultés affaiblies, qui viendront parfaire les compétences des policiers en la matière.

Le capitaine Paul Leduc de la Sûreté du Québec.Le capitaine Paul Leduc, chef de service de la sécurité routière à la Sûreté du Québec. Photo : Radio-Canada / Mélanie Léger

Paul Leduc, chef de service de la sécurité routière à la Sûreté du Québec, explique que de nombreux intervenants ont participé à l’élaboration de ce nouvel outil :

Il y avait des corps de police assis autour de la table, il y avait des chimistes, des étudiants universitaires, vraiment une panoplie de gens qui se sont assis et ont dit : ''de quoi un policier sur le terrain, au jour 1 de la légalisation, aurait besoin?''. Alors ils ont développé les outils en fonction de ce besoin-là.

Avec les informations d'Olivier Lefebvre

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