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Deuxième journée de grève à Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Syndiqués en grève sur la pelouse avec des pancartes
Les employés de Bibliothèque et Archives nationales du Québec dénoncent une iniquité salariale avec d'autres organismes parapublics. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les quelque 225 professionnels de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) sont en grève pour la journée de mardi. Ils ont manifesté à Montréal en matinée pour dénoncer leurs conditions salariales et réclamer un réinvestissement massif en culture.

En attente depuis plus de trois ans d'une nouvelle convention collective, ils dénoncent une iniquité salariale entre les organismes parapublics.

Selon le syndicat, les employés des institutions culturelles financées par l'État, où les emplois sont majoritairement occupés par des femmes, sont moins bien payés que ceux des organismes gouvernementaux à prédominance masculine, comme Hydro-Québec, Investissement Québec ou encore le Centre de recherche industrielle du Québec.

« Un agent de la gestion financière chez Hydro-Québec gagne à peu près 17 000 $ de plus que pour le même corps d'emploi à BAnQ », indique David Bernans, quatrième vice-président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Or, la loi sur l’équité salariale ne permet pas de comparer deux entreprises entre elles, souligne la spécialiste de l'équité salariale Jeannine David-McNeil, professeure honoraire à l'École des hautes études commerciales de Montréal.

« Ça met en exergue les limites de la loi sur l'équité salariale adoptée il y a plus de 20 ans, parce que dans la loi, c'est écrit que les écarts salariaux vont s'apprécier à l'intérieur d'une même entreprise, ce qui fait que vous comparez les salaires à l'intérieur d'une entreprise », indique-t-elle.

Elle ajoute que la loi est ainsi faite pour tenir compte de la capacité de payer qui peut différer d’une entreprise à l’autre. Or, dans le secteur public ou parapublic, la capacité de payer du gouvernement est la même pour l'ensemble de ses employés, fait-elle remarquer.

« Le gouvernement pourrait, comme employeur, dans ses priorités dire : "Moi je vais corriger ça, pour des emplois identiques, mais qui appartiennent soit à des syndicats différents soit à des secteurs gouvernementaux différents" », dit-elle.

BAnQ du Québec ne se prononce pas sur le fond de la question et indique que la discussion reste ouverte, tant avec le syndicat qu'avec le Conseil du trésor.

Les syndiqués se sont prononcés en faveur de cinq journées de grève à utiliser au moment opportun. La première a eu lieu le 3 juillet.

Le 10 août, le Tribunal administratif du travail (TAT) a rendu une ordonnance provisoire en faveur du syndicat, qui contestait l’utilisation de briseurs de grève par BAnQ.

En attendant de trancher le litige sur le fond, le TAT a ordonné à l’employeur de cesser de recourir à des cadres pour exécuter les fonctions des employés en grève.

Avec des informations de Myriam Fimbry

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