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À la rescousse de la tortue-molle à épines

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Travail des téléphonistes de différentes entreprises devant des standards téléphoniques.(1930 à 1976)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une opération toute délicate s'est déroulée lundi à Pike-River, dans Brome-Missisquoi, en Montérégie. Des centaines de petites tortues-molles à épines ont été relâchées dans la rivière. Une opération visant à augmenter la population de ce spécimen de reptile qui figure sur la liste des espèces fauniques menacées ou vulnérables au Québec.

L'opération a été menée dans le cadre d'un projet de rétablissement de la tortue-molle à épines, auquel participe le Zoo de Granby depuis 1997. Les oeufs qui ont été pondus il y a près de deux mois ont été mis dans un incubateur au jardin zoologique jusqu'à la naissance des petits au cours de la fin de semaine.

« On estime qu'entre 1 % et 5 % des tortues vont se rendre à l'âge adulte, ce qui est la norme chez plusieurs espèces de tortues. Le nombre qui se rend à l'âge adulte est quand même assez réduit. Jusqu'à maintenant, dans le cadre du programme de rétablissement, on a relâché plus de 1000 tortues. On approche 1300 et notre objectif est d'en relâcher 2000 dans la rivière, ici », explique Isabelle Devost, biologiste et coordonnatrice à la conservation au Zoo de Granby.

Selon le site du ministère de la Faune, des Forêts et des Parcs, cette espèce est rare au Canada puisqu'elle est présente à peu d'endroits. On peut lire que « sa répartition au Québec est aujourd'hui limitée à la baie Missisquoi, dans le lac Champlain, et dans la rivière aux Brochets au sud de la province. Il s’agit de la seule population restante dans la province. Une bonne partie des individus que l’on trouve au Québec hiberne au Vermont [États-Unis] près de la frontière québécoise. Autrefois, il existait au Québec d’autres populations de tortue-molle à épines, soit une dans la rivière des Outaouais, à l'ouest de Gatineau, et une autre dans les eaux entourant l'île Perrot et l'extrémité ouest de l'île de Montréal. »

Si on estime que 2 % des tortues vont survivre, on va contribuer à augmenter la population de 20 à 40 tortues adultes. On pense qu'actuellement il n'y a que 20 à 30 femelles reproductrices à cet endroit, ce qui est très peu.

Isabelle Devost, biologiste et coordonnatrice à la conservation au Zoo de Granby

Les petites tortues ont été relâchées à l'endroit où les oeufs ont été recueillis dans la rivière de Pike-River.

Les tortues-molles à épines sont nées pendant la fin de semaine dans un incubateur au Zoo de Granby.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les tortues à épines molles sont nées pendant la fin de semaine sous incubateur au zoo de Granby.

Photo : Radio-Canada

De petits émetteurs seront aussi installés sur certains individus pour suivre leur parcours.

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