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Creuser des puits en Tanzanie, le projet d'un couple de l'Ouest canadien

Marcel et Claire Lizotte ont construit 21 puits depuis 2009.

Photo : Marcel Lizotte

Radio-Canada

Un couple canadien construit des puits d'eau potable en Tanzanie. Marcel Lizotte, qui travaille comme conseiller en ressources humaines au Conseil des écoles fransaskoises à Regina, et sa conjointe, Claire, sont au coeur d'un projet dont l'objectif est de permettre à la population locale d'avoir accès à de l'eau de bonne qualité.

Le couple a l'intention de creuser des puits sur l'île d'Ukerewe, dans le lac Victoria.

Le couple, qui vit au Manitoba, a travaillé de 2003 à 2005 sur cette île du plus grand lac d’Afrique, lui comme missionnaire laïque, et elle, pour la prévention contre le sida.

En juin 2005, après les encouragements de collègues manitobains de Claire, le couple a décidé de creuser son premier puits sur l’île. Le premier projet a finalement été amorcé en 2009, après plusieurs collectes de fonds. Depuis, le couple a bâti 20 autres puits, dont 4 cet été.

Claire et Marcel entouré d'habitants d'un village, rasssemblés autour du puit.

Claire et Marcel Lizotte retournent périodiquement en Tanzanie pour poursuivre leur projet.

Photo : Blog du projet www.wellsfortheisland.ca

Selon Marcel Lizotte, les femmes qui ont désormais accès à un puits n'ont à parcourir qu'un kilomètre au maximum pour puiser de l'eau potable.

« Les mamans trouvaient l’eau dans des sources ouvertes, où les chèvres et les vaches allaient boire. Les petites filles et les madames marchent de 3 à 5 , même à 8 kilomètres », raconte-t-il.

À présent, un seul puits permet jusqu'à 1000 personnes d'avoir accès à de l'eau de bonne qualité.

Enfants portant des seaux sur leur tête.

Marcel Lizotte raconte que dès l'âge de 6 ans, les enfants transportent de l'eau sur des kilomètres lorsqu'ils n'ont pas de puits.

Photo : Marcel Lizotte

L’île d’Ukerewe abrite 75 villages et plus de 350 000 habitants. Bien qu’il ne croit pas être en mesure de creuser un puits pour chaque village, Marcel Lizotte a bien l’intention de poursuivre ces développements tant qu’il aura la santé.

Du travail qui mobilise toute la communauté

Le coût d'un puits est d'environ 3500 $, l'argent provenant essentiellement de collectes de fonds faites en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba.

Homme creusant un puit.

Un puit peut être creusé en trois semaines, selon Marcel Lizotte.

Photo : Marcel Lizotte

Toutefois, Marcel Lizotte explique que chaque puits est construit grâce à un effort de toute la communauté. « Nous, on croit que chacun doit faire sa part », dit-il.

Les Africains, comme j'ai dit, les messieurs creusent à la main, les dames apportent le sable et les roches cassées, les enfants aussi. Toute la communauté contribue. Alors c'est vraiment un projet de collaboration entre Ukerewe, la Tanzanie et le Canada.

Marcel Lizotte

Sa conjointe et lui sont aussi épaulés par d’autres missionnaires laïques ou d’autres meneurs de projets de la région, qui sont soutenus par la fondation Lavigerie, à Gatineau, au Québec.

Un homme manie le puits.

Trois hommes sont chargés de faire le tour des villages pour vérifier que les puits fonctionnent bien lorsque Marcel et Claire sont au Canada.

Photo : Blog du projet www.wellsfortheisland.ca

Marcel et Claire Lizotte fournissent la pompe, les sacs de ciment et le métal aux habitants de l’île. Les hommes du village creusent à la pioche jusqu’à 7 mètres de profondeur, en travaillant 12 heures par jour, 7 jours sur 7.

Une fois construit, le puits est protégé par la communauté. La pompe est surveillée, pour éviter qu’elle ne soit volée.

Une mission gratifiante

L’enthousiasme des villageois après la construction du puits est ce qu’il y a de plus gratifiant, raconte M. Lizotte

C’est les cris, les joies, les jeunes qui sautent, les mamans qui chantent. Il n’y a rien de plus précieux au monde.

Marcel Lizotte

C’est ce qui pousse Claire et Marcel Lizotte à continuer. Ils disent sentir qu’ils changent des choses dans ces villages qui ont maintenant accès à une eau de meilleure qualité.

Le couple espère que quatre autres puits pourront être creusés en 2019.

Saskatchewan

Société