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Le FBI congédie un agent en raison de textos anti-Trump

Peter Strzok (archives)
L'agent déchu du FBI Peter Strzok (archives) Photo: Reuters / Leah Millis
Radio-Canada

Des messages textes anti-Trump envoyés à sa maîtresse ont coûté son poste à l'agent spécial du FBI Peter Strzok.

Son avocat Aitan Goelman a indiqué lundi que l'agent a été limogé vendredi dernier par le directeur adjoint de la police fédérale, David Bowdich.

Le FBI étudiait son dossier depuis la découverte de messages échangés en 2016 entre l’agent et sa maîtresse, Lisa Page, avocate au FBI, très critiques à l’endroit de Donald Trump, qui était alors candidat républicain à la présidence.

Dans ses messages textes, il avait notamment qualifié Trump de « désastre ». Dans leurs échanges, Lisa Page et Peter Strzok avaient utilisé des mots comme « idiot », « menace » et « détestable ».

Dans un message daté d’août 2016, Lisa Page écrivait : « Il ne va pas être président, hein? Hein? » Peter Strzok avait rétorqué : « Non. Non, il ne le sera pas. Nous ferons en sorte qu'il ne le soit pas. »

L’avocat de l’agent Strzok a jugé « inhabituellement sévère » la mesure disciplinaire imposée à son client, qui a servi au FBI pendant 21 ans. Il a dénoncé une pression politique destinée à « punir son client pour la liberté d’expression protégée par le premier amendement ».

Un congédiement qui réjouit le président

Donald Trump n'a pas attendu longtemps pour se réjouir sur Twitter. « Comme Strzok était en charge de la chasse aux sorcières, est-ce qu’on va la laisser tomber? C’est un canular complet », a-t-il notamment tweeté.

« Pas de collusion, pas d'obstruction - Je ne fais que répondre aux coups », a ajouté le président, qui a toujours nié tout lien avec Moscou pour influencer l'issue des élections.

Peter Strzok avait travaillé aux premières étapes de l'enquête sur la Russie, en 2016, et pendant quelques mois au sein de l’équipe du procureur spécial Robert Mueller, nommé en mai 2017, sur l’ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle de 2016.

Après la découverte des textos partiaux, le procureur spécial Mueller l’avait immédiatement écarté de l’enquête.

Les alliés de Donald Trump y avaient néanmoins vu une preuve que l’enquête sur une possible collusion entre la Russie et le camp Trump était teintée par un a priori politique.

Lors d’une audience qui s’était étendue sur 10 heures devant la Chambre des représentants, en juillet 2017, Peter Strzok s'était vigoureusement défendu d'avoir laissé ses opinions personnelles influer sur l'exécution de sa mission au sein du FBI.

En 2016, Peter Strzok était aussi l’un des enquêteurs principaux de l'enquête sur l'utilisation d'un serveur de messagerie privé par Hillary Clinton dans l'exercice de sa fonction de secrétaire d'État.

Un rapport interne du département de la Justice a blâmé Strzok et Page en juin dernier pour avoir donné une apparence de conflits d'intérêt dans leurs textes, mais ont estimé que l’enquête n’avait pas été compromise par des partis pris politiques. À l'issue de son enquête, le FBI avait ultimement recommandé de ne pas poursuivre Hillary Clinton.

Le président Trump a également tweeté qu'il fallait relancer l'enquête sur sa rivale de l'élection présidentielle.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France Presse

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