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Jusqu'à 30 000 membres du groupe armé État islamique en Irak et en Syrie

Un attentat-suicide a lourdement endommagé une auto, dans le sud de la Syrie, le 25 juillet 2018.

Un attentat-suicide a fait plusieurs morts dans le sud de la Syrie le 25 juillet 2018. L’attentat a été commis par des kamikazes du groupe armé État islamique.

Photo : Associated Press

Radio-Canada

Le groupe armé État islamique (EI) compte toujours quelque 30 000 membres répartis à peu près également entre la Syrie et l'Irak, selon un rapport d'experts des Nations unies rendu public lundi.

Le rapport, présenté au Conseil de sécurité, indique que malgré la défaite de l’EI en Irak et dans la plus grande partie de la Syrie, il est probable qu'une version réduite du groupe survive dans les deux pays, avec d'importants partisans en Afghanistan, en Libye, et dans les régions de l'Asie du Sud-Est et de l'Afrique de l'Ouest.

Le rapport ajoute que le réseau d'Al-Qaïda « continue également à faire preuve de résilience », avec ses affiliés et alliés en Somalie, au Yémen, en Asie du Sud et en Afrique.

Les experts soulignent que si de nombreux combattants, planificateurs et commandants de l'EI ont été tués dans les combats, et que beaucoup d'autres combattants et partisans ont quitté le pays, un grand nombre d'entre eux se trouvent encore dans la zone de conflit immédiat.

Avec son califat en grande partie détruit, le groupe État islamique s'est transformé en « réseau », un processus qui est plus avancé en Irak parce qu'il contrôle toujours des poches en Syrie, selon le rapport.

Les experts ont déclaré que la discipline imposée par l'EI reste intacte et que le chef Abou Bakr Al-Baghdadi « reste en position d'autorité », malgré les informations qui disent qu'il a été blessé.

« Il y a plus de délégations qu'auparavant [pour soutenir] un réseau plus large en dehors de la zone de conflit », indiquent les experts. Le flux de combattants étrangers vers la Syrie et en Irak a ralenti, mais la migration de ces combattants vers d'autres pays demeure « un sérieux défi », notent-ils.

Alors que le nombre d'attentats terroristes a diminué en Europe, selon le rapport, certains gouvernements « évaluent que les moteurs sous-jacents du terrorisme sont toujours présents et peut-être plus raffinés que jamais ».

Toute réduction du nombre d'attaques est pour ainsi dire susceptible d'être momentanée, jusqu'à ce que l'EI se rétablisse et se réorganise et qu'Al-Qaïda « augmente son activité terroriste internationale ou que d'autres organisations émergent dans l'arène terroriste », précise le rapport de l'ONU.

État islamique, le règne de la terreur
Avec les informations de Associated Press

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