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Une chanson sur la fierté d’être Métis soulève la controverse

Un homme se tient les bras croisés à l'entrée d'un tipi sur lequel est dessiné le signe métis.

L'auteur métis affirme qu'il n’a pas l'intention d'arrêter de chanter sa chanson controversée ni de la réécrire.

Photo : Derek Maurice

Radio-Canada

Les critiques d'une chanson écrite par un métis saskatchewanais pour demander une meilleure reconnaissance de son peuple par Ottawa affirment qu'elle véhicule des pensées colonialistes à l'encontre des Autochtones.

Le chanteur Métis Derek Maurice, basé dans un village au nord de Prince Albert, se dit très surpris par les réactions négatives engendrées par sa chanson « We're Métis »

Je voulais régénérer et revitaliser la fierté métisse dans notre peuple et notre société.

Derek Maurice, musicien

M. Maurice assure que son peuple métis ne se sent accepté ni par les Premières Nations ni par les non Premières Nations. Il souhaite que son peuple accède à la même reconnaissance et qu’il soit traité à l’égal de ses « frères et soeurs Premières Nations » par le gouvernement fédéral.

On paie nos propres taxes. On paie nos cigarettes, notre essence et tous les habits que nous portons.

Chanson « We’re Métis », extrait

La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) accuse la chanson de véhiculer des stéréotypes relatifs aux Premières Nations qui attisent les tensions raciales. Son chef, Bobby Cameron, affirme que la « chanson dépeint les membres des Premières Nations de façon négative et ne fait que perpétuer un stéréotype destructeur et néfaste qui n'est tout simplement pas vrai pour de nombreux membres des Premières Nations ». Il rappelle également que seuls les membres vivant dans les réserves sont exemptés de taxes.

On doit se rassembler comme peuples autochtones et travailler ensemble pour se libérer de ces modes de pensée stéréotypés et colonialistes.

Bobby Cameron, chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan

Pour Bobby Cameron, cette chanson montre le besoin d’éducation sur les traités.

Un public favorable malgré les critiques

Derek Maurice affirme avoir reçu beaucoup de soutien de la part de Premières Nations et de Métis de toute la Saskatchewan. Il assure également qu’il ne réécrira pas sa chanson malgré les malentendus qu’elle génère.

Mon but n’a jamais été d’insulter mes frères de statuts.

Derek Maurice, musicien

Derek Maurice affirme n’avoir aucun regret, et ne pas se sentir responsable de la mauvaise interprétation de ses propos.

La FSIN a cependant demandé à ce que la chanson ne soit plus diffusée sur les ondes de MBC Radio, en Saskatchewan. Selon Derek Maurice, la station de radio n'a pas l'intention d'arrêter de diffuser la chanson. Il n’a pas non plus l'intention d'arrêter de la chanter.

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