•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les démissionnaires de l'ACFA parlent d'intimidation et d'ingérence

Le logo de l'Association canadienne-française de l'Alberta et le drapeau franco-albertain représentés sous forme de vitrail.

L'administration de l'Association canadienne-française de l'Alberta est profondément divisée depuis plusieurs mois.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans une lettre publiée lundi matin, les cinq membres démissionnaires du conseil d'administration de l'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) expliquent leur décision de claquer la porte de la plus grande organisation de la francophonie albertaine.

La lettre cosignée par Pierre Asselin, Karen Lambert, Guillaume Laroche, Albert Nolette et Tamara Wong fait état de leur perte de confiance en Marc Arnal, le président de l’ACFA. Les démissionnaires lui reprochent trois types de comportements qu’ils jugent problématiques. Ils allèguent que le président a fait preuve d'intimidation, d'ingérence et d'abus des fonctions de porte-parole.


« Plus qu’un ton fort »

En juillet dernier, Radio-Canada indiquait que le président avait créé un malaise pendant une réunion en levant la voix contre le vice-président. Selon les auteurs de la lettre, cet incident ne serait pas un cas isolé.

Nous croyons qu’une atmosphère où des élus ont peur de parler franchement doit être remise en question. Certains membres du Conseil d’administration ont exprimé qu’ils ne se sentaient plus à l’aise de parler lors de réunions, face aux réactions de la présidence.

Extrait de la lettre ouverte

Un rapport avec les élus critiqué

La lettre affirme aussi que le président a manqué de respect envers des élus, citant en exemple la rencontre du 6 décembre 2017 entre l’ACFA et le ministre de l’Éducation, David Eggen. Selon Réginald Roy, le président de la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta, qui était présent à cette réunion, Marc Arnal a alors utilisé « un ton très fort » et s'est présenté au ministre de façon « un peu agressive », brusquant la Fédération et ses représentants.

Les démissionnaires reprochent en outre au président de s’être indûment ingéré dans les responsabilités de la Direction générale, par exemple en rencontrant des employés de l’ACFA et en leur donnant directement des ordres.

Nos inquiétudes face à la gestion de l’organisme n’ont pas été adressées à l’interne. Nous estimons que l’ACFA a perdu des talents importants en raison de cette ingérence.

Extrait de la lettre ouverte

Enfin, les consignataires blâment Marc Arnal pour avoir publiquement exprimé des opinions qui ne reflètent pas celles du conseil d’administration de l’ACFA. La réaction du président à la nomination de Mélanie Joly comme ministre des Langues officielles constitue pour les démissionnaires un problème important. Il avait déclaré à Radio-Canada : « Ce n’est pas une ministre très forte. »

Les nouveaux administrateurs devraient être nommés à la fin du mois d’août par les membres qui siègent toujours au conseil.

Marc Arnal s'est défendu pendant une entrevue accordée au Café show, mardi matin. Quant aux ACFA régionales, aucune des cinq qui ont été contactées n’a voulu se prononcer.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !