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L'intelligence artificielle, l'avenir de la santé?

Plan rapproché de la main d'un docteur qui ausculte un patient avec un stéthoscope.
Les 20 et 21 août, 700 intervenants du secteur de la santé prendront part, à Winnipeg, à des discussions sur la manière dont la technologie et l’innovation peuvent aider à bâtir un avenir meilleur sur le plan de la santé, lors du Sommet de l’AMC. Photo: iStock
Radio-Canada

Les nouvelles technologies, comme l'intelligence artificielle, sont partout et pourraient aussi résoudre certains problèmes du système de santé canadien. C'est du moins ce que croient 75 % des personnes sondées par l'Association médicale canadienne (AMC).

En effet, les jeunes adultes de 18 à 34 ans affirment consulter un médecin en moyenne 11 fois ou plus par année et sont aussi les plus enclins à utiliser la technologie pour gérer leur propre santé.

Selon l’analyse des résultats publiée dans le rapport Façonner l’avenir de la santé et de la médecine, « le système de santé doit être adapté aux exigences de la génération Google ».

« Les technologies comme l’intelligence artificielle et la surveillance virtuelle offrent la possibilité de répondre aux besoins de santé des membres de la génération Google, qui utilisent la technologie dans tous les aspects de leur vie », affirme Laurent Marcoux, le président de l’AMC.

Le rapport conclut que les membres de la génération Google sont prêts à avoir recours à l’intelligence artificielle et aux soins virtuels, mais se soucient moins de la protection de la vie privée.

Selon les résultats obtenus, 47 % auraient recours aux nouvelles technologies pour des consultations médicales virtuelles pour la moitié de leurs visites, comparativement à 37 % pour le reste de la population.

« Chaque génération présente un nouveau défi pour notre système de santé; la génération Google privilégie la commodité et la rapidité, mais le système actuel ne peut les leur offrir », ajoute M. Marcoux.

La vie privée moins importante

De plus, seulement 58 % des personnes sondées de la génération Google se disent préoccupés par les questions de vie privée lors de consultations contre 72 % des répondants de 55 ans et plus.

« Il y a un écart marqué entre leurs méthodes de gestion et de suivi de la santé et celles de tout autre groupe démographique », dit le Dr Marcoux.

Fait à noter, selon le rapport : « Peu importe leur degré d’enthousiasme par rapport à l’adoption de nouvelles technologies dans le secteur de la santé, les Canadiens se soucient davantage de la perte potentielle de contacts humains et de l’exactitude des diagnostics que de la protection de leurs renseignements personnels. »

« Pour être en mesure d’offrir des services à cette nouvelle vague de patients technophiles, nous devons disposer des politiques et des plans d’action nécessaires pour moderniser notre écosystème de soins de santé », ajoute le président de l’AMC.

Les 20 et 21 août, 700 intervenants du secteur de la santé prendront part à des discussions, à Winnipeg, sur la manière dont la technologie et l’innovation peuvent aider à bâtir un avenir meilleur sur le plan de la santé, lors du Sommet de l’AMC.

Méthodologie

La collecte des données s’est déroulée du 16 au 18 mai 2018 par le biais d’un panel web auprès de Canadiens de plus de 18 ans. Au total, 2003 questionnaires ont été remplis. Il est impossible de calculer une marge d'erreur sur un échantillon non probabiliste comme celui-ci.

Manitoba

Santé publique