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Élections provinciales : les employés de la santé de l'Outaouais veulent plus de ressources

Lyne Plante en point de presse.

La présidente du Syndicat des professionnels en soins de santé de l'Outaouais, Lyne Plante.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À 10 jours du déclenchement officiel de la campagne électorale au Québec, le Syndicat des professionnels en soins de santé de l'Outaouais (SPSO) demande aux partis politiques des engagements clairs pour améliorer le financement des soins de santé en Outaouais.

Mercredi dernier, l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) a dévoilé une étude selon laquelle l'Outaouais bénéficie de moins de financement que les autres régions administratives comparables du Québec.

Selon la présidente du SPSO, Lyne Plante, c'est là une preuve de plus du besoin de promesses fermes de la part des candidats à l'approche des élections.

Qu'ils soient rouges, qu'ils soient bleus ou qu'ils soient verts, ça n'a pas d'importance pour moi, a dit Mme Plante, ajoutant que ce qui est important pour elle, c'est que le gouvernement soit à l'écoute et qu'il agisse.

On aurait besoin d'un peu plus d'appui de la part des candidats, peu importe la couleur qu'ils ont.

Lyne Plante, présidente du Syndicat des professionnels en soins de santé de l'Outaouais

Tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas plus de cohortes [d'infirmières] et qu’on ne donnera pas plus d’argent en santé, c’est bien beau les beaux projets d’immeubles, mais ça ne nous donnera pas personne de plus à l’intérieur des murs pour soigner des gens, a-t-elle soutenu lors d'un point de presse lundi.

Son syndicat déplore notamment le faible taux de rétention des infirmières en Outaouais, l'absence de climatisation dans certains édifices et l'augmentation du nombre d'heures supplémentaires obligatoires exigées.

Statut particulier de l'Outaouais

Les professionnels en soins de santé souhaitent que tous les partis politiques s'engagent à maintenir le statut particulier de l'Outaouais en ce qui a trait au financement des soins.

Ce statut existe depuis 2007. Il vient avec une enveloppe de 20 millions de dollars, dont 10 millions pour les professionnels en soins.

Si on [retire le statut particulier], les salaires et les conditions de travail vont être différents, parce que là, on va traverser encore plus en Ontario, a fait valoir Mme Plante.

Le SPSO demande aussi l'implantation de plus de cliniques de proximité, comme la Coopérative de santé du nord de la Petite-Nation.

Projet pilote sur les ratios patients/infirmières

Des projets pilotes seront d'ailleurs mis sur pied prochainement dans la province pour permettre d'évaluer ce qui serait un bon ratio de patients par membre du personnel. L'un d'entre eux sera à l'urgence de l'Hôpital de Hull.

Shirley Dorismond, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), a reconnu que l'Outaouais vivait un problème d'attraction et de rétention du personnel.

Shirley Dorismond lros d'un poitn de presse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Shirley Dorismond, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

Photo : Radio-Canada

Elle a dit croire que l'adoption d'une loi permettant de maintenir le ratio patients/infirmières pourrait attirer plus de personnel en région.

Nous, on veut une loi, a affirmé Mme Dorismond. On croit que ça aide de donner des soins sécuritaires et de qualité et ça diminue la surcharge de travail et on croit que ça va attirer les gens et ça va retenir les gens.

On veut que les partis s'engagent à faire une loi pour que les ratios restent à long terme.

Shirley Dorismond, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec

Des candidats réagissent

L'actuelle députée de Hull, Maryse Gaudreault, a indiqué que son gouvernement libéral a démontré son soutien au système de santé en Outaouais, notamment en indexant les montants liés au statut particulier de la région. Elle a dit vouloir attendre les résultats des projets pilotes pour répondre à la demande de la FIQ.

Yves Destroismaisons, le candidat du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Papineau, a dit être évidemment favorable au maintien du statut particulier pour la région de l'Outaouais. Il a ajouté que sa formation politique souhaitait que les professionnels de la santé soient plus autonomes.

Tout passe par les médecins. Donc, il faut permettre aux professionnels de pouvoir pratiquer de façon autonome, a-t-il dit.

Yves Destroismaisons répond aux questions d'une journaliste. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le candidat du Parti québécois dans la circonscription de Papineau, Yves Destroismaisons.

Photo : Radio-Canada

De son côté, la Coalition avenir Québec est très préoccupée par les problèmes de santé qui sévissent en Outaouais après toutes ces années de régimes libéral et péquiste, peut-on lire dans une réponse écrite transmise à Radio-Canada.

Le parti de François Legault a la ferme intention de s’attaquer énergiquement à ces problèmes dès le lendemain des élections du 1er octobre, a écrit le coordonnateur des communications du parti pour l'ouest du Québec, Jacques Hudon.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka et de Christian Milette

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