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Les chefs de police du Canada espèrent tirer des leçons de Fredericton

Plusieurs voitures de police cernent un pâté de maisons.

Des policiers arpentent la zone d'une fusillade à Fredericton le vendredi 10 août 2018.

Photo : La Presse canadienne / Keith Minchin

Radio-Canada

L'Association canadienne des chefs de police se penche sur la fusillade de Fredericton à l'occasion de sa conférence annuelle, qui commence lundi à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Quatre personnes ont été tuées par balle, vendredi dernier à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, dont deux policiers. La fusillade s’est terminée par l’arrestation d’un suspect, qui est accusé de quatre meurtres prémédités.

Plusieurs comités de travail de l'Association canadienne des chefs de police avaient déjà commencé à discuter de certaines questions à la suite de ces événements, notamment des armes à feu, de la santé mentale des policiers et de moyens d’appuyer la force policière de Fredericton, explique Mario Harel, président de l'Association.

Les services policiers se remettent toujours en question après des événements de ce genre, souligne-t-il.

On fait l’analyse exhaustive de l’incident. On tente d’en tirer des leçons à chaque occasion.

Mario Harel, président de l'Association canadienne des chefs de police

Vous savez, nos policiers interviennent dans toutes sortes de situations parfois très routinières qui se développent avec une certaine complexité, une certaine violence. On ne sait jamais comment les événements vont tourner. Donc, nos policiers sont formés le mieux possible, sont équipés pour réagir à toutes sortes de menaces, et on va voir les conclusions de l’enquête et si des recommandations vont en découler, affirme Mario Harel.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) est responsable de mener l’enquête sur la fusillade de Fredericton, avec l’appui du service policier municipal.

Mario Harel en entrevue

Mario Harel, président de l'Association canadienne des chefs de police, affirme que plusieurs comités de travail de l'organisme ont déjà commencé à discuter des événements de Fredericton.

Photo : Radio-Canada

Les deux policiers abattus, Sara Mae Helen Burns, 43 ans, et Lawrence Robert Costello, 45 ans, auront droit à des funérailles régimentaires, le 18 août. Plusieurs corps policiers vont y participer, ajoute M. Harel.

Tout le département qui est touché par un événement comme Fredericton, les policiers sont ébranlés. Vous savez, les policiers, on est une famille très serrée. C’est pour cela, lorsqu’il arrive des événements comme ça, tous les partenaires policiers, on supporte, on offre de l’aide, souligne Mario Harel.

D’ailleurs, quatre policiers et un répartiteur du service 911 d'Edmundston travailleront à Fredericton cette semaine pour appuyer leurs homologues.

Prise de conscience après la fusillade de Moncton

Jean-Michel Blais, le directeur du Service de police régional d’Halifax, dit que d'importants ajustements ont déjà été faits dans les Maritimes après la fusillade qui a coûté la vie à trois agents de la Gendarmerie royale du Canada à Moncton, au Nouveau-Brunswick, en 2014.

L'an dernier, la GRC a été reconnue coupable d'avoir contrevenu au Code canadien du travail pour ne pas avoir fourni l'équipement et la formation appropriée à ses agents.

Jean-Michel Blais.

Jean-Michel Blais, directeur du Service de police régional d’Halifax, lors de la Conférence de l'Association canadienne des chefs de police, le 13 août 2018.

Photo : Radio-Canada

Ce jugement a provoqué une prise de conscience dans nombreux corps policiers.

« Tous les corps policiers, y compris le corps policier de Fredericton, ont bien étudié », affirme Jean-Michel Blais. « Nous avons mis en marche, justement, des mesures afin de pallier les carences qui avaient été identifiées dans ce rapport-là. »

Le chef de police d'Halifax, qui quittera son poste en mars prochain, dit attendre avec impatience les conclusions des rapports sur la tragédie de Fredericton pour continuer d'ajuster les pratiques de son service de police.

Avec les informations d'Olivier Lefebvre

Nouveau-Brunswick

Prévention et sécurité