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Tesla veut sortir de la bourse

Des véhicules Tesla sont assemblés par des robots à l’usine du constructeur, située à Fremont, en Californie.

Des véhicules Tesla sont assemblés par des robots à l’usine du constructeur, située à Fremont, en Californie.

Photo : Reuters / Jim Tanner

Agence France-Presse

L'emblématique PDG de Tesla, Elon Musk, a indiqué lundi être en discussion avec le fonds souverain saoudien (PIF) et d'autres investisseurs dont il ne dévoile pas l'identité pour financer le possible retrait de la bourse du constructeur de véhicules électriques haut de gamme.

Lundi, dans un message, le chef d'entreprise indique avoir eu une série de rencontres, dont la première remonte au début de 2017, avec des dirigeants de PIF, qui l'ont approché pour lui suggérer l'idée de sortir Tesla de la bourse.

Bien évidemment, le fonds souverain saoudien a plus que les fonds nécessaires pour effectuer une telle transaction.

Elon Musk, PDG de Tesla

Cette annonce du milliardaire intervient après qu'il a déclaré mardi, dans un tweet, avoir « sécurisé » le financement pour cette opération sans toutefois en apporter la preuve.

Face aux spéculations et au scepticisme des marchés, le gendarme de la bourse, la SEC, a demandé à l'entreprise si l'affirmation de M. Musk était « réelle », et deux financiers ayant spéculé sur la chute boursière de Tesla ont déposé des plaintes, car le titre a flambé après l'annonce, ce qui leur a fait perdre des millions de dollars.

Mardi, Elon Musk avait indiqué que l'opération se ferait au prix de 420 $ par titre, valorisant Tesla à plus de 71 milliards de dollars, contre près de 61 milliards actuellement.

Dans l'hypothèse où il garderait sa participation de 20 %, il faudrait environ 50 milliards de dollars pour finaliser la transaction, calculent des banquiers, mais le coût pourrait être moindre si de grands actionnaires décidaient de ne pas céder leurs parts.

M. Musk a affirmé lundi que « deux tiers » des actionnaires allaient garder leur participation.

Un homme regarde vers sa droite, l'air sérieux. Il porte un veston et une blouse et il est vu dans un environnement sombre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le patron du groupe américain Tesla et de SpaceX, Elon Musk, le 14 juin 2018

Photo : Getty Images / Joshua Lott

Du soutien

Lors d'une dernière rencontre le 31 juillet dernier, le gérant de PIF « a exprimé vigoureusement son soutien pour financer un retrait de la cote de Tesla », assure encore M. Musk, qui a transformé la voiture en un bijou technologique « propre » avec Tesla, fondée en 2003.

« J'ai quitté la réunion du 31 juillet sans aucun doute qu'un accord avec le fonds souverain saoudien allait se conclure et que ce n'était qu'une question de procédure. C'est pourquoi j'ai parlé de « financement sécurisé » dans mon annonce du 7 août », conclut-il.

Il révèle également que le fonds saoudien, qui cherche à trouver d'autres sources de revenus que les hydrocarbures, a acquis récemment une participation au capital de Tesla, qui s'élève à environ 5 %.

Elon Musk a par ailleurs apporté des détails lundi sur la nature du montage financier qui serait privilégié par Tesla en cas de transaction, assurant que l'entreprise ne prévoit pas de s'endetter massivement comme cela est traditionnellement le cas.

À Wall Street, le titre prenait 0,44 % dans les premiers échanges lundi.

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