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Vers un nouveau sommet entre les deux Corées

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in applaudissent.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un (à gauche) s'est entretenu avec le président sud-coréen Moon Jae-in (à droite) lors d'un sommet historique, en avril. Photo: Reuters / POOL New
Radio-Canada

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un accueillera son homologue sud-coréen Moon Jae-in en septembre prochain, à Pyongyang, ont annoncé lundi des représentants des deux Corées à l'issue d'une rencontre dans la zone démilitarisée.

Après deux heures de discussions, les représentants n’ont toutefois pas donné plus de détails. On ignore toujours la date exacte de ce nouveau sommet, qui sera l’occasion de résoudre l'impasse sur le nucléaire qui oppose Washington et Pyongyang.

La rencontre de lundi dans le nord du village frontalier de Panmunjom est une initiative du régime de Kim Jong-un, qui a dénoncé au début du mois les déclarations du secrétaire d’État américain.

Mike Pompeo a appelé la communauté internationale à maintenir « la pression diplomatique et économique » sur la Corée du Nord, tant que le régime n’aura pas renoncé à ses armes nucléaire et balistique. Le secrétaire d’État réagissait ainsi à la publication d’un rapport de l’ONU qui dévoilait que Pyongyang poursuivait ses programmes, notamment en cherchant à vendre des armes en Afrique et au Moyen-Orient.

Outre ces récents accrocs, Moon Jae-in et Kim Jong-un avaient déjà convenu de se rencontrer à nouveau en automne, à Pyongyang, à la suite du premier sommet intercoréen, en avril dernier.

Le ministre de l'Unification Cho Myoung-gyon, à la tête de la délégation du Sud, a jugé important que les deux Corées gardent « le même état d'esprit » lors des discussions.

« Nous allons effectuer une évaluation globale des progrès dans la mise en œuvre de la Déclaration de Panmunjom et discuter des prochaines étapes », avait-il déclaré, peu de temps avant la rencontre de lundi.

Nous avons entamé une période au cours de laquelle nous marchons main dans la main, plutôt que de nous mettre sur le chemin de l'autre.

Ri Son-gwon, chef de la délégation nord-coréenne

Jusqu’à présent, la Corée du Sud a été un acteur clé au réchauffement des relations diplomatiques entre le régime de Kim Jong-un et les États-Unis. L’organisation du premier sommet intercoréen Moon-Kim a ouvert la voie à celui entre l’homme fort de la Corée du Nord et le président américain Donald Trump en juin.

Malgré tout, peu de progrès ont été enregistrés sur la question fondamentale de l’arsenal prohibé du Nord et de la dénucléarisation de la péninsule, engagement phare du sommet Trump-Kim.

« Nous allons écouter ce que le Nord a à dire, et nous expliquerons nos positions », a simplement indiqué le ministre Cho avant la rencontre.

Du côté du négociateur en chef de la Corée du Nord, le ton était optimiste avant l’ouverture des pourparlers. « Nous prenons part à ces discussions avec l’intention d’obtenir de bons résultats », a dit Ri Son-gwon, comparant les relations entre le Nord et le Sud à celles de très bons amis.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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