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Démocratiser l'astronomie grâce aux Perséides

Une étoile filante captée par la lentille de Philippe Moussette
Une étoile filante captée par la lentille de Philippe Moussette Photo: Radio-Canada / Philippe Moussette

L'univers est bien trop vaste pour se contenter des Perséides. Reste que le passage de la pluie d'étoiles filantes, qui était à son paroxysme dans la nuit de dimanche à lundi, est l'occasion pour les passionnés comme Philippe Moussette de démocratiser leur amour du ciel.

Philippe Moussette a pu observer la comète de Halley en 1986. Il avait 9 ans.

Le passage de l’astre a semé une graine dans son esprit qui allait germer 11 ans plus tard, lorsque la comète Hale-Bopp est passée au plus près de la Terre, en 1997. Un événement marquant pour la communauté d’astronomie et qui ne se reproduira pas avant plus de 2000 ans.

M. Moussette est dès lors devenu un « mordu ». « J’ai démarré un club au Cégep de Sainte-Foy, j’ai démarré un club ici à Cap-Rouge, qui existe encore. De fil en aiguille, j’ai évolué en astrophotographie », raconte-t-il.

Galaxies, nébuleuses, aurores boréales, conjonctions de planètes; les objets célestes, dans la mesure où ils sont visibles, n’échappent pas à la lentille de ce passionné.

Philippe Moussette montre une photographie qu'il a prise.Agrandir l’imagePhilippe Moussette a fondé le Club Véga de Cap-Rouge en 1998 et observe le ciel depuis 1986. Photo : Radio-Canada

L'arrivée des Perséides, chaque mois d’août, est un moment phare de la saison pour les clubs d’astronomie. « On n’a pas besoin de faire de grosses activités pour attirer du monde. Le nom Perséides attire », résume-t-il.

100 étoiles par heure

C’est d’autant plus vrai cette année, alors que les conditions sont parfaites pour observer ces débris de la comète 109P Swift-Tuttle.

Dans un ciel noir de nouvelle Lune, les plus chanceux peuvent voir jusqu’à une centaine d’étoiles par heure, selon M. Moussette. Ce dernier recommande de s’éloigner des centres urbains pour apprécier le spectacle.

M. Moussette rappelle que, pour les observateurs en herbes, deux autres pluies encore plus importantes que les Perséides ont lieu chaque année, mais en hiver, soit les Géménides en décembre et les Quadrantides en janvier. « C’est plus difficile, disons, de faire de l’observation couché au sol à -30 degrés! »

Des activités ont lieu un peu partout dans le cadre des Perséides, notamment à l'Observatoire astronomique de La Découverte, au Mont-Bélair.

Québec

Astronomie