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La fin des activités de Sinorama aura des échos en Estrie

Un touriste s'amuse à prendre des photos dans les champs de lavande lors de sa visite chez Bleu Lavade, à Stanstead.
Un touriste s'amuse à prendre des photos lors de sa visite chez Bleu Lavade, à Stanstead. Photo: Radio-Canada

C'est en septembre prochain que le dernier autobus de Vacances Sinorama, qui a perdu son permis au début du mois, sillonnera les routes de l'Estrie. Pour le Cep d'argent et Bleu Lavande, c'est environ 2000 visiteurs de moins qui se présenteront chaque année. Une légère perte qu'on espère toutefois compenser par l'ouverture d'autres marchés.

Ce n’est pas trop inquiétant pour nous parce qu’on a quand même une belle saison touristique, les gens sont au rendez-vous, lance d’emblée l'un des copropriétaires du Cep d’argent, Jean-Paul Sieur.

Déjà cette année, le vignoble recevra seulement une trentaine d’autobus de Sinorama. Depuis 2015, c’était plutôt de 50 à 60 autobus par été. Surtout que maintenant, on a le droit de vendre dans les épiceries, alors je peux mettre plus d’efforts dans les épiceries pour aller rechercher mon chiffre d’affaires que je perds avec Sinorama, poursuit-il.

Chez Bleu Lavande, de 100 à 120 autobus de touristes leur rendent visite chaque année. Environ la moitié provenait de Sinorama.

On va sûrement regarder ailleurs pour solliciter d’autres organisations, d’autres agences de voyages pour amener du public ici, parce que c’est une belle région à découvrir, explique la responsable des guides et des visites guidées, Patricia Fartaish.

La clientèle américaine est notamment dans la mire. « On reçoit déjà plusieurs visiteurs du Vermont », note-t-elle. L’État de New York aussi pourrait représenter un potentiel intéressant.

Notoriété et mandarin

Si Sinorama attire autant des visiteurs étrangers que des Montréalais souhaitant découvrir à peu de frais l’Estrie, la notoriété de l’agence de voyages avait elle aussi un impact positif. Selon Jean-Paul Scieur, la forte présence de l’agence à l’aéroport de Montréal amenait elle aussi son lot de clients.

Ceux qui prennent l’avion à Montréal, vous voyez qu’il y a de grosses affiches de Sinorama partout et ça, ça amène de la notoriété sur les endroits qui sont visités par Sinorama, note-t-il.

J’avais des [touristes chinois particuliers] qui venaient avec de belles voitures, c’était vraiment de la belle clientèle, parce qu’ils avaient entendu parler de nous par Sinorama.

Jean-Paul Scieur, copropriétaire du vignoble du Cep d'argent

Bleu Lavande est aussi habitué à recevoir une clientèle chinoise, même si ce n'est pas nécessairement Sinorama qui les y amène. D'ailleurs, dès l’an prochain, il n’y aura pas que de l’information en anglais et en français qui sera disponible sur le site.

Avec les Asiatiques, on pense de développer les détails, les explications de notre beau domaine en mandarin, note Mme Fartaish.

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