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Legault se range du côté d'Hydro-Québec et rejette le projet éolien Apuiat

Le reportage de Mathieu Dion
La Presse canadienne

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, se range du côté du président d'Hydro-Québec et rejette le projet éolien Apuiat sur la Côte-Nord. Il se place ainsi en décalage avec le premier ministre Philippe Couillard, qui soutient le projet.

De Shawinigan, où il lançait sa campagne par un discours à saveur économique, l'aspirant premier ministre a précisé qu'il ne signerait pas le contrat pour ce projet de parc éolien, à la lumière des informations qu'il détient.

Il s'est également dit ouvert, de façon plus générale, à l'énergie éolienne, une énergie « d'appoint », selon lui, qu'on ne doit pas acheter en situation de surplus.

Le projet Apuiat, qui procurerait des centaines d'emplois aux Innus, avec sa production de 200 mégawatts, sème la controverse.

Le président d'Hydro-Québec, Éric Martel, a remis en question la pertinence du projet, tant sur le plan financier qu'énergétique, la société d'État devant déjà composer avec des surplus d'électricité.

J'ai confiance que même les citoyens de la Côte-Nord, qui vont peut-être se voir privés d'un projet à court terme, vont comprendre qu'on ne peut pas mettre 1,5 milliard de pertes chez Hydro-Québec pour créer des emplois. Il faut que ce soit des emplois utiles.

François Legault, chef de la CAQ

Selon lui, le président américain Donald Trump importerait davantage d'hydro-électricité du Québec si on lui expliquait qu'elle coûte moins cher que le charbon. « Je trouve que c'est un bon argument qui n'a pas été assez utilisé », a lancé le chef caquiste.

Pour sa part, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) et premier ministre, Philippe Couillard, a affirmé à maintes reprises qu'il « est essentiel de faire le projet », ne laissant pas de place au doute sur ses intentions et sa détermination.

Il serait « impensable » de ne pas mener à bien le projet et ce serait une « erreur stratégique » d'y renoncer, si on réfléchit au développement du nord du Québec.

Tout le Québec est « prenable »

Chose certaine, l'énergie et l'économie seront des thèmes débattus en campagne électorale. Celle-ci sera déclenchée le 23 août prochain, et durera 39 jours, soit la longueur maximale prévue par la loi.

Dimanche, M. Legault s'est montré impatient d'en découdre avec les libéraux. Sur une scène en plein air, à quelques pas de la Cité de l'énergie, à Shawinigan, il a présenté 92 de ses candidats et a avancé qu'un raz-de-marée caquiste était possible.

« C'est prenable partout et on va essayer de gagner partout, dans toutes les régions du Québec », a-t-il déclaré, vantant son équipe « exceptionnelle », mais en assurant toutefois ne rien tenir pour acquis.

Une campagne plus longue ne peut qu'aider la CAQ, a-t-il affirmé. « Le parti qui a le plus à gagner à avoir du temps pour expliquer son programme puis à montrer son équipe, c'est la CAQ, a-t-il dit. Plus on a de temps, plus je suis content. »

Le Parti libéral s'attend, quant à lui, à ce que François Legault trébuche, et à ce que la CAQ, qui est un regroupement de souverainistes et de fédéralistes, explose.

Par ailleurs, le chef caquiste a affirmé en point de presse ne pas penser à l'après-élection, et ne toujours pas savoir s'il participera ou non au Sommet de la Francophonie en octobre, dans l'éventualité où il forme le gouvernement.

« Je ne veux pas réfléchir à ce qui va se passer après le 1er octobre, a-t-il déclaré. Je veux me concentrer sur une seule chose d'ici le 1er octobre : gagner un gouvernement majoritaire de la CAQ. C'est tout ce que je veux », a-t-il ajouté.

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