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Reprise des audiences de la commission Viens à Val-d'Or

La commission Viens s'installe pour trois semaines à Maliotenam.
La commission Viens s'installe pour trois semaines à Maliotenam. Photo: Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Après une pause estivale, la commission Viens, qui enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec, reprend ses activités cette semaine à Val-d'Or.

Un texte de Lise Millette

Le procureur en chef de la commission, Christian Leblanc, affirme que les audiences entrent dans leur dernier droit, avec la fin des travaux en décembre.

Lundi, des témoins en matière de collecte de données seront entendus, tant de la commission Viens que du côté de la Commission ontarienne des droits de la personne.

Le procureur en chef de la commission Viens, Christian Leblanc.Le procureur en chef de la commission Viens, Christian Leblanc Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Ce qui va occuper pas mal d’espace dans le bloc des deux prochaines semaines, ce sont aussi les enquêtes du SPVM portant sur des allégations d'inconduites envers des femmes, mais aussi des hommes partout au Québec, ajoute le procureur en chef Christian Leblanc.

Si de nombreux témoignages ont été livrés jusqu’ici, toute la preuve n’a pas encore été entendue.

Il y a des nations pour lesquelles on n’a pas entendu de témoins encore, les Micmacs, entre autres. Nous avons entendu des gens de la nation attikamek, à Montréal, mais il y a Wemotaci, Obedjiwan, des gens du Lac-Saint-Jean, de la région de Québec, des Hurons. Alors il est possible qu’on soit confrontés à des situations qu’on n’avait pas vues dans d’autres régions. Il y a aussi des sujets transversaux qu’on retrouve d’une région à l’autre, d’un service public à l’autre, comme la langue, la traduction, la formation, enchaîne M. Leblanc.

La Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec.La Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec Photo : Radio-Canada / Jean-François Villeneuve

Lancée en décembre 2016, la commission doit prendre fin dans quelques mois, deux ans après le début des travaux.

Nous sommes vraiment dans les temps.

Christian Leblanc, procureur en chef de la commission Viens

Nous sommes en train de remplir toutes les cases horaires avec la preuve qu’il nous reste à faire, et j’ai bon espoir que la preuve va s’insérer dans le temps qu’il nous reste, assure Christian Leblanc.

Le procureur précise que des dates butoirs ont été prévues afin de circonscrire les audiences.

Le 5 septembre, c’est la date où on va cesser de prendre de nouvelles déclarations et d’ouvrir de nouveaux dossiers, parce qu’entre le 5 septembre et la fin décembre il faut les traiter. Et puis le 15 octobre, ce sera la date limite pour la remise des mémoires, mentionne M. Leblanc.

Après Val-d’Or, la commission Viens se transportera en septembre à Québec, en octobre à Val-d’Or, en novembre au Nunavik et l’équipe reviendra en Abitibi-Témiscamingue en décembre.

Le printemps sera consacré à l’analyse de la preuve et à la rédaction du mémoire dont le dépôt est attendu pour septembre 2019.

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