•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Dans quelles circonstances les policiers canadiens perdent-ils la vie?

Deux policières et deux policiers de la GRC en uniforme essuient des larmes lors de funérailles.
Des policières et policiers de la GRC pleurent la mort de quatre de leurs collègues à Mayerthorpe, en Alberta, durant leurs obsèques à Edmonton le 10 mars 2005. Photo: La Presse canadienne / Larry MacDougal

Le vendredi 10 août, deux policiers de Fredericton, Sara Mae Helen Burns et Lawrence Robert Costello, ont été abattus alors qu'ils répondaient à un appel d'urgence. Leur décès s'ajoute à ceux de 282 autres policiers canadiens morts en service depuis 1975. De ce nombre, 99 d'entre eux ont été victimes d'un homicide.

Avec les informations de Jacques Marcoux et Katie Nicholson, de CBC News

Selon une étude de 2010 de Statistique Canada, seuls les chauffeurs de taxi courent un plus grand risque d'être tués au travail.

La base de données de « Commémoration des policiers et agents de la paix canadiens » recense exhaustivement les policiers morts en service. CBC News a analysé les données remontant à 1975 pour en extraire les tendances les plus pertinentes.

Au premier rang, les homicides

Depuis 1975, 101 des 284 policiers morts en service ont été victimes d’un homicide. La deuxième cause de décès la plus fréquente, les accidents en véhicule (excluant les poursuites), a fauché la vie de 88 agents. Ils répondaient souvent à des appels d’urgence ou faisaient face à des conditions routières difficiles.

Les écrasements d’avions ainsi que les accidents survenus lors d'intervention en bordure de la route sont les deux autres circonstances au cours desquelles sont morts plus de 20 policiers canadiens.

Depuis les années 1970, le nombre d’homicides contre des policiers est en déclin.

Victimes des armes à feu

Plus de 83 % des personnes qui ont tué des policiers ont utilisé une arme à feu. Dans 11 cas seulement, l’assaillant a utilisé un véhicule ou un couteau comme arme.

Dans une étude de 2010 de Statistique Canada, on apprend que 80 % des officiers tués par un projectile d'arme à feu ne portaient pas de gilet pare-balles, une tendance qui a cependant chuté depuis le milieu des années 1980.

La même recherche explique que la plupart de ces policiers tués ont été attaqués par surprise et que seulement le tiers d’entre eux ont pu dégainer leur arme ou tirer avant de mourir.

En colligeant des cas allant jusqu’à 2009, Statistique Canada a démontré que c’était en répondant à des appels pour vols qualifiés que le plus de policiers ont trouvé la mort. Près du quart des policiers tués ont trouvé la mort en pareilles circonstances. Au deuxième rang (13,5 % des cas), ce sont les appels pour disputes conjugales qui ont entraîné la mort du plus grand nombre d’agents.

Une voiture aux couleurs de la Gendarmerie royale du Canada avec à son bord un agent passe sur un talus.Près de 30 % des policiers victimes d’homicide depuis 1975 faisaient partie de la Gendarmerie royale du Canada. Photo : Reuters / Chris Wattie

La GRC particulièrement touchée

Près de 30 % des policiers victimes d’homicide étaient membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Dans plusieurs cas, plus d’un policier a été tué durant le même événement. On peut penser à la fusillade de juin 2014 à Moncton, qui a coûté la vie à trois policiers fédéraux ou à celle de Mayerthorpe en Alberta en 2005, où quatre agents ont péri.

Vingt-huit membres de la GRC sont morts en portant l’uniforme depuis 1975. Le deuxième corps policier le plus endeuillé est le Service de police de la Ville de Montréal, qui a perdu 11 agents à la suite d'homicides. Au cours de la même période, la police provinciale ontarienne a déploré 10 décès dans des circonstances semblables.

Dans 40 % des cas d’homicide, le policier répondait seul à l’appel.

Sara Mae Helen Burns, qui a été tuée vendredi à Fredericton, n'est que la quatrième policière victime d'un homicide depuis 1975.

Historiquement, l'âge moyen des officiers tués en service était de 34 ans et ceux-ci cumulaient environ 8 ans de service.

Sur les 101 homicides commis contre la police depuis 1975, le quart se sont produits un vendredi.

Avec les informations de CBC News

Forces de l'ordre

Justice et faits divers