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La campagne électorale québécoise débutera le 23 août

Les explications d'Alex Boissonneault.
Radio-Canada

Le premier ministre libéral Philippe Couillard a annoncé samedi que les élections provinciales seront déclenchées le 23 août, pour un scrutin le 1er octobre.

Le premier ministre a choisi de mettre fin au suspense qui durait depuis quelques jours sur la date du déclenchement du scrutin, samedi, en fin de journée, à l'occasion de son discours de clôture du 36e congrès de l'aile jeunesse de son parti, où environ 400 jeunes se sont mêlés aux députés et candidats du PLQ.

« J'annonce aujourd'hui que le 23 août, dans 12 jours, nous allons être en campagne », a déclaré M. Couillard.

J'annonce que le 1er octobre, dans 51 jours, les Québécois éliront encore une fois un gouvernement libéral majoritaire!

Philippe Couillard, chef du Parti libéral

La campagne durera donc 39 jours, soit le maximum possible.

Tout le monde pensait que le premier ministre opterait pour la durée la plus courte que permet la loi, c’est-à-dire 33 jours, en déclenchant les élections le 29 août. Mais Radio-Canada avait appris en début de semaine que le chef libéral allait devancer le déclenchement de quelques jours. La date choisie n’était alors pas encore arrêtée.

En conférence de presse, samedi, le chef libéral a justifié son choix en disant qu'une durée plus longue lui permettra de mieux passer son message dans toutes les régions, « pour aller à la rencontre des Québécois ».

« Six jours de plus, ce n'est pas banal », pour présenter tous les engagements faits par son parti à la population, a-t-il dit.

Il a aussi fait valoir que la campagne sera ponctuée de trois débats des chefs, deux en français et un anglais, ce qui grugera beaucoup de temps, compte tenu de la préparation requise.

Une stratégie électorale?

Cette manoeuvre du premier ministre Couillard est perçue par plusieurs analystes comme une tentative de déstabiliser la Coalition avenir Québec (CAQ), qui mène actuellement dans les sondages.

Un sondage Léger publié à la mi-juin donnait 37 % d'appui à la CAQ, qui formerait un gouvernement majoritaire, 28 % aux libéraux, 19 % au Parti québécois (PQ) et 9 % à Québec solidaire (QS).

En l'envoyant plus longtemps dans l'arène électorale, les libéraux pourraient ainsi espérer faire trébucher François Legault. Le chef caquiste a été très actif sur le terrain ces dernières semaines comparativement à ses rivaux.

Luc Provençal et François Legault lors d’un point de presse. Sur la photo, on aperçoit le chef de la CAQ faire un clin d’œil en pointant le doigt vers une personne de l’assistance.François Legault a fait l'annonce de plusieurs candidatures caquistes ces derniers jours. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

« Notre équipe est prête et nous avons hâte de vous faire part de nos propositions pour les familles du Québec », s'est empressé de tweeter la CAQ, après l'annonce de Philippe Couillard.

De passage aux Îles-de-la-Madeleine, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, s'est aussi réjoui de la nouvelle.

« Tant mieux! L'équipe du Parti québécois est prête à proposer un gouvernement proche des besoins des gens et qui refuse l'austérité permanente que préparent la CAQ et le PLQ », a-t-il commenté sur Twitter.

Même constat chez Québec solidaire. « On était déjà pas mal en campagne », a souligné la porte-parole du parti, Manon Massé, à La Presse canadienne.

« Pour nous, c'est maintenant clair. Notre monde savait très bien que l'élection s'en venait. Nos gens étaient sur le terrain depuis un temps. On est prêt », a-t-elle déclaré.

Avec les informations de La Presse canadienne

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