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L’opposition demande à Valérie Plante d'épargner les petits commerçants

Commerces dans la Petite-Italie, à Montréal
Dans le budget 2018 de la Ville de Montréal, la hausse de taxe a atteint en moyenne 3 % pour les immeubles non résidentiels. Photo: Radio-Canada / Daniel Herrera Castillo

L'administration Plante n'a pas à rougir devant l'aide qu'elle offre aux petits commerçants. C'est ce qu'a répondu la mairesse de Montréal quand l'opposition officielle lui a demandé, vendredi, de limiter la hausse de taxe de 2019 dans le secteur non résidentiel à moins de 1 %.

Lionel Perez, chef de l'opposition, a présenté une motion en ce sens, vendredi, à l’Hôtel de Ville. Cette demande survient à quelques mois de la présentation du budget 2019 de la Ville, le deuxième de l'administration Plante-Dorais.

« La forte hausse de taxes de 3 % que l’administration Plante a imposée en février 2018, alors que cette hausse avait été limitée à 0,9 % au cours des deux années précédentes, démontre que Projet Montréal ne se préoccupe pas du sort des commerçants », avance M. Perez, du parti Ensemble Montréal, l’ancienne formation de Denis Coderre.

Lionel Perez.Lionel Perez affirme qu'en « surtaxant l'immobilier non résidentiel, on fait non seulement mal aux commerçants, mais on nuit aussi à l'attractivité concurrentielle de Montréal ». Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Dans le budget 2018, la hausse de la taxe générale (2,1 %), combinée à la hausse des taxes d'arrondissement (0,1 %) et de la taxe de l'eau (0,8 %), atteint en moyenne 3 % pour les immeubles non résidentiels.

En janvier dernier, le budget avait été mal reçu par les commerçants, qui avaient même organisé une manifestation devant l’hôtel de ville pour dénoncer la hausse. La mairesse avait justifié cette augmentation en raison des nombreuses dépenses à effectuer pour entretenir les infrastructures vieillissantes.

Invitée à réagir à la motion déposée vendredi, Valérie Plante n’a pas hésité à renvoyer la balle dans le camp d’Ensemble Montréal. « J'aime assez ça, quand l'opposition demande des choses qu'elle n'a pas mises en application », a-t-elle lancé.

Or, les deux derniers budgets de l’administration Coderre, en 2016 et 2017, avaient limité la hausse de taxe à 0,9 % pour le secteur non résidentiel.

Appliquer un taux préférentiel

La motion de l’opposition demande également de réduire le taux de taxation pour le premier 500 000 $ de valeur foncière des immeubles non résidentiels.

« En allégeant le taux de la première tranche, on va aider tout le secteur non résidentiel, mais particulièrement on va donner un répit aux petits propriétaires », estime Lionel Perez.

La Ville a le pouvoir d'appliquer un taux de taxation préférentiel sur une tranche de la valeur imposable d'un immeuble depuis l’adoption de la Loi sur le statut de métropole, l’an dernier.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine

Grand Montréal

Politique municipale