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Voyager avec un animal à ses côtés : loin de faire l'unanimité

Un chinchilla posé sur le bras de son propriétaire regarde l'objectif.
Tous les passagers d'avion n'ont pas le même avis sur la présence d'animaux dans la section passagers, affirme un sondage Angus Reid. Photo: Jeffrey Oberman
Radio-Canada

Avoir le droit d'embarquer dans un avion avec son chat, son lapin ou tout autre animal domestique à ses côtés divise l'opinion des passagers. Mais les avis sont davantage tranchés, si l'on est une jeune femme ou un homme âgé, selon un sondage.

La majorité des hommes âgés ne veulent pas d’animaux dans la section passagers, alors que deux jeunes femmes sur trois les accueillent volontiers, répond le groupe de personnes interrogées par Angus Reid. De manière générale, la proportion de ceux qui veulent des animaux à bord et de ceux qui le refusent est à peu près égale.

L’âge des sondés joue par contre un rôle important : plus les hommes vieillissent, moins ils sont favorables à la présence d’animaux à bord. Une tendance similaire s’observe chez les femmes.

Laetitia Lam a pris l’avion de la Saskatchewan vers le Québec avec son lapin domestique à ses côtés. Il était dans une cage, mais elle a dû le sortir à quelques reprises. Elle dit que cela a été une belle expérience, qu'elle renouvellerait sans hésiter.

​Les gens étaient vraiment contents de le voir. Les plus petits, qui étaient un peu plus stressés en avion, ils étaient apaisés [grâce au lapin].

Laetitia Lam, passagère ayant voyagé avec un animal

Méthodologie :

Sondage mené sur Internet par l’Institut Angus Reid, du 27 au 29 mars 2018 auprès d’un échantillon représentatif aléatoire de 1509 Canadiens adultes membres du Forum Angus Reid. Il est impossible de calculer une marge d'erreur sur un échantillon non probabiliste comme celui-ci.

À titre de comparaison uniquement, un échantillon de cette taille contiendrait une marge d’erreur de +/- 2,5 %, 19 fois sur 20. Les écarts de ou entre les totaux sont dus aux arrondis. Le sondage a été commandé et payé par ARI.

Les allergies, première crainte des réfractaires

Devant l’hygiène, le bruit et les odeurs, ce sont les risques d’allergies qui restent la principale source d'inquiétude des opposants. Les compagnies aériennes sont tenues de répondre aux besoins des personnes allergiques aux chats en leur assurant une séparation d'au moins cinq rangées de sièges.

Je suis contre la présence des animaux dans les avions pour des raisons d'affinités, mais aussi pour des raisons de santé.

Maud Beaulieu

Maud Beaulieu pense qu’en proposant d'échanger les sièges des passagers qui ne veulent pas être à côté d'un animal, les compagnies aériennes peuvent causer des retards avant le départ de l'avion. Celle qui vit à Regina dit ne pas vraiment être attirée par les animaux et que des membres de sa famille sont allergiques aux chats.


Toujours selon ce sondage, l’acceptation des animaux en cabine augmente légèrement avec la fréquence de vol des répondants. Les gros animaux sont aussi moins bienvenus que les plus petits compagnons.

Embarquer un animal dans la cabine d’un avion coûte entre 50 $ et 150 $ par trajet, affirme Angus Reid. Une courte majorité des sondés (54 %) pensent que les personnes voulant passer les vacances avec leur animal devraient choisir un lieu accessible en voiture.

Saskatchewan

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